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Le Fort de la cité d'Alet

En 1697, la cité était dotée d'un armement de 6 canons de 18 livres, 17 canons de 12 livres et 2 canons de 8 livres dirigé par 3 canonniers de mer et 40 canonniers de milice.

Le 26 mars 1759 est décidé la construction d'un nouveau fort sur le promontoire qui domine Saint-Malo, la rade et le port. Il se trouvait à l'angle formé par la Rance et l'entrée du port. Deux côtés bastionnés à l'Est et au Sud composent ce fort qui, à l'Ouest sur la Rance et au Nord sur l'avant port n'a que des murs de gorge ; les deux fronts sont terrassés et ont des chemins couverts. Un vieil ouvrage en mauvais état longeait la Rance et prenait à revers sur le glacis qui sont très inclinés et établis presque sur le roc. A l'angle Nord-Ouest existe un terrassement pour les pièces de côtes, mais cet ouvrage est abandonné comme ayant trop de relief.

Dés le début de l'année 1941, l'armée Allemande fait débuter les travaux d'armement de la cité d'Alet afin d'incorporer au rocher une batterie d'artillerie avec un poste directeur de tir, un P.C de forteresse comprenant un casernement pour environ 200 hommes ainsi qu'un ensemble de postes de défenses capables d'assurer la sécurité rapprochée de la cité pendant les travaux d'aménagement souterrains sous la conduite du Festungkommandant Andréas Von Aulock et des ingénieurs de l'organisation TODT. Jusqu'en décembre 1943, ce sont 1,5 km de labyrinthes souterrains, des escaliers, une voie ferrée souterraine sur laquelle circulait un petit train alimenté au diesel, des milliers de mètres de câbles d'alimentation électrique, un réservoir d'eau d'une contenance de 150.000 litres, trois groupes électrogènes de 40 chevaux alimentés au diesel, des sanitaires, un central téléphonique, une station radio et 23 ouvrages casematés ainsi que 8 cloches en acier blindés qui seront construits par près de 2.200 hommes qui travaillèrent jour et nuit.

La cité d'Alet fut pourvue en défense souterraine de 4 casemates R112 pour mitrailleuses sous cloche blindée, une casemate R506 pour canon de 47 mm, 2 casemates R680 équipées de canons antichar, une casemate R621 pour abriter le personnel, 2 casemates R114 pour mitrailleuses sous cloche blindée, une casemate R504 pour canon antichar, et une casemate R611 avec un canon de 105 mm. La défense de surface était assurée par une casemate R633 pour mortier de 50 mm agissant à 360° et ayant une cadence de tir de 120 coups à la minute, 7 casemates R105 pour mitrailleuses dont une sous cloche blindée pour l'observation, une casemate L410a pour le P.C de Flak (antiaérien) et une casemate R636 pour le poste de directeur de tir.

Après huit jours de combat, le bruit du canon ne tonnera plus sur la Cité qu'à partir du jeudi 17 août 1944 vers 15 heures 30. Le Colonel Von Aulock donne enfin l'ordre de reddition dans toute la citadelle et ce sont quelques 500 hommes qui abandonnent leurs postes et sortent du côté de Solidor. Sur son souhait, le Colonel Von Aulock est conduit à l'hôpital du Rosais et demande où sont ses soldats blessés. Il lui est répondu qu'ils sont partis et prisonniers des américains. Von Aulock quitte l'hôpital du Rosais et se fait conduire au casernement de Lorette où des prisonniers Allemands au garde-à-vous le saluent une dernière fois. Ensuite, Von Aulock monte, entourés de soldats américains, dans une jeep, à bord de laquelle le chauffeur le conduit à Rennes.

Aujourd'hui l'enceinte du fort de la Cité d'Alet est transformée en terrain de camping et abrite, dans des anciennes casemates un mémorial 39-45.

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