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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Roger Marcel Devarieux (Maître mécanicien)
Nom : Devarieux
Prénom : Roger Marcel
Date de Naissance : 12-04-1908
Lieu de naissance : Cancale
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : 5656 FN41 Grade : Maître mécanicien
Unité : Forces Navales Françaises Libres -F.N.F.L.
Affectation : Corvette Mimosa
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 09-06-1942 - âge : 34 ans et 2 mois
Lieu de décès : Au large de Terre-Neuve 
Département ou Pays de décès : Canada
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Naufrage de la corvette Mimosa
Statut : Militaire - Marine (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : CC8-62C-3597
Disparition en mer de Roger Marcel Devarieux, Maître-mécanicien sur la corvette Mimosa construite dans les chantiers Charles Hill and Sons Ltd de Bristol et qui fut lancée le 18 janvier 1941 pour la British Royal Navy et baptisée sous le nom de HMS Mimosa.

Ensuite, la corvette fut transférée aux F.N.F.L. Forces Navales Françaises Libres le 5 mai 1941 et renommée le 11 mai suivant Mimosa. Celle-ci fut la première corvette des F.N.F.L. et assurait la protection des convois alliés principalement sur la route entre le Canada et la Grande-Bretagne.

Roger Devarieux est né le 09 avril 1908 à Fécamp. Il résidait à Saint-Servan d’où, il partait pour la Grande Pêche. En juin 1940 il est fait Chef mécanicien sur le trois-mâts terre-neuvas Gémeaux de la compagnie Fromal de Bordeaux. Mais, ce navire fut immobilisé au Canada depuis l’armistice du 22 juin 1940 à janvier 1941 pour enfin faire route vers Gibraltar et Marseille. Ici, Roger Devarieux embarqua sur le quatre-mâts à moteur Cancalais Izarra qui partait pour la pêche à Terre-Neuve.

Mais, à cette époque les rares voiliers français venus pêcher sur les bancs de Terre-Neuve, furent capturés par les anglais. Les navires furent vendus à Saint-Jean de Terre-Neuve et les équipages expédiés à Saint-Pierre-et-Miquelon. De là, Roger Devarieux s’évada et rejoignit les Forces Navales Françaises Libres au Canada et embarqua sur la corvette Mimosa qui appareilla de Halifax (Canada) le 22 juillet 1941 afin d’escorter le convoi HX 140 en direction de Liverpool où ce dernier arriva le 06 août suivant.

Ensuite, sur la corvette Mimosa Roger Devarieux participa aux convois ON 3, HX 147, SC 42, ON 19, SC 48 entre Halifax (Canada), Sydney (Canada) et Liverpool (Grande-Bretagne). Le 23 septembre 1941, le bâtiment fut affecté à la 1ère Division de corvettes rattachée aux forces d'escortes de Terre-Neuve. Puis, le 24 décembre 1941 Roger Devarieux participa à la conquête de Saint-Pierre-et-Miquelon qui se ralliait sans heurt à la France Libre après avoir quitté le gouvernement de Vichy.

La dernière mission réussie de la corvette Mimosa fut celle du 10 mai 1942 pour escorter le convoi HX 189 qui appareilla d’Halifax (Canada) pour rejoindre Liverpool le 20 mai suivant. Le 31 mai 1942, le bâtiment appareilla de Greenock (Ecosse) puis participa avec la frégate anti-sous-marine Aconit (F65) à une série d’exercices avant de repartir le 1er juin suivant afin d’escorter, vers Halifax (Canada), le convoi ONS 100 qui avait pour chef d’escorte le destroyer canadien NCSM Assiniboine.

Mais, le 08 juin suivant la corvette Mimosa est repérée par les allemands puis frappée par deux torpilles, dans l’Atlantique Nord au large de Terre-Neuve, de nuit, très tôt le matin du 09 juin vers 1h20, par le sous-marin océanique allemand U-124 qui la fit ainsi sombrer par l’arrière, en environ 3 minutes. Cet acte fit 65 victimes, majoritairement des terre-neuvas. Roger Devarieux fut de celles-ci avec le Malouin Emmanuel Le Guen et deux Servannais Jules Saffray et Michel Egault, mais aussi dix-sept jeunes gens originaires de Saint-Pierre et Miquelon. Dans la matinée, vers 8h30, quatre survivants furent recueillis par le destroyer canadien NCSM Assiniboine.

La décision de Roger Devarieux de rejoindre les Forces Navales Françaises Libres contraignit son épouse, qui n’avait plus que 10 Francs par jour pour subvenir à ses besoins, à se réfugier à la campagne avec ses deux enfants pour échapper au régime de Vichy dont le gouvernement avait fait bloquer les Allocations Familiales et les droits à la Caisse de Prévoyance des marins pour tous ceux engagés dans les F.F.L. Forces Françaises Libres. Les familles de ceux-ci furent ainsi privées de ressources et devaient vivres avec une délégation de solde de 300 Francs par mois alors que ceux restés fidèles au Régime Vichyssois percevaient 3.000 Francs.

Roger Devarieux fut décoré à titre posthume de la médaille de la Résistance par le décret du 11 mars 1947 et son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Servan. Le 30 mai 1986, le Conseil Municipal de Saint-Malo décida de donner à une rue de Saint-Servan le nom de Roger Devarieux.

Le nom de Roger Marcel Devarieux est inscrit sur l'une des plaques commémoratives fixées sur un muret érigé derrière le Monument aux Morts de Saint-Malo situé dans l'enclos de la Résistance (35) Ille-et-Vilaine.

Son nom est également inscrit sur le Monument aux Mort de Saint-Servan-sur-Mer.

De plus, une plaque commémorative offerte par l'équipage de la frégate Aconit est fixée sur le Monument aux morts de Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon). Celle-ci porte l’inscription suivante : "A nos frères d'armes morts pour la libération de la France – Alysse - Surcouf - Mimosa".

A l'occasion de la promotion Quartier maître Jules Saffray (2010/2011) de l'École des Mousses de Brest, l'Assocation "Aux Marins" a rendu hommage, le jeudi 9 juin 2011, aux 65 marins disparus à bord de la corvette Mimosa le 9 juin 1942.

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