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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Joseph Jean Marie Ferragu (Second-maître de manœuvre)
Nom : Ferragu
Prénom : Joseph Jean Marie
Date de Naissance : 28-11-1912
Lieu de naissance : Pleudihen-sur-Rance
Département / Pays de naissance : Côtes-d'Armor (ex Côtes-du-Nord)
Matricule : 448 B33 et 5251 FN40 Grade : Second-maître de manœuvre
Unité : Forces Navales Françaises Libres - Marine de Saint-Pierre et Miquelon -F.N.F.L.
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 18-02-1942 - âge : 29 ans et 2 mois
Lieu de décès : En mer, dans le Golfe du Mexique - Panama 
Département ou Pays de décès : Panama
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Naufrage du Sous-marin Surcouf
Statut : Militaire - Marine (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : CC8-62D-4293
Joseph Jean Marie Ferragu est né à Pleudihen et non pas à Saint-Malo où, il passa une grande partie de son enfance. Il est le fils de Joseph et de Marie-Madeleine Girard. Le 18 février 1933 il s'engagea dans la Marine Nationale. Trois ans plus tard, en 1936, il fut affecté en Polynésie Française (anciennement Établissements Français de l'Océanie) au sein des Forces Navales Françaises du Pacifique (F.N.F.P.) à bord de l'aviso colonial Dumont d’Urville sur lequel il était Second-maître de manœuvre.

C'est à Papeete que Joseph Ferragu rencontra, dans le dancing des marins nommé "Col Bleu" Irène Terai, née Mahinui une jeune Polynésienne âgée de 19 ans. Ce fut le coup de foudre puisque trois mois après leur rencontre le marin demanda la main de la jeune Tahitienne qu'il épousa cette même année 1936. Le couple est probablement venu à Saint-Malo, entre 1936 et janvier 1941, car Irène Ferragu, âgée de 95 ans, la veuve de Joseph Ferragu raconta en janvier 2012 : "je me baladais dans Saint-Malo comme dans Papeete, je garde de la France un très bon souvenir d’un pays accueillant".

Puis vint septembre 1939 et la seconde guerre mondiale alors que le Dumont d’Urville était à Tahiti depuis le 16 juin 1939 et y resta jusqu'au 03 janvier 1940. Puis, il revint à Papeete du 17 mai au 13 août 1940 pendant les accords de l’armistice du 22 juin 1940 qui stipulèrent que les armées Françaises devaient être désarmées et démobilisées. Le gouvernement de Vichy en place à Papeete fit exécuter cette décision et Joseph Ferragu fut débarqué du Dumont d’Urville en juillet 1940.

Sur place, les Gaullistes et les Vichystes s'affrontaient et le référendum organisé le 02 septembre 1940 scella le ralliement de l'île mais aussi de nombreux marins à la France Libre. Dès lors, il fallut organiser le rapatriement de ceux qui voulaient continuer la lutte et ce fut le 16 janvier 1941 que sous le commandement du second maître Cargeot une centaine de marins du Dumont-d'Urville, dont Joseph Ferragu et cinq marins Tahitiens : Louis Alexandre, Donald Faremio, Otaha, Maru et Jean Grand quittèrent Papeete à bord du cargo néo-zélandais, le S/S Hauraki. Ce jour là, la jeune Tahitienne Irène Ferragu ne savait pas qu'elle perdait pour toujours son jeune époux qui partait pour la Nouvelle-Zélande.

Aussi, un autre départ fut organisé le 31 mars suivant afin de rejoindre en, Nouvelle-Zélande, dans le camp de Papakura, les marins du précédent départ de janvier. Ici, tous restèrent encore un mois avant d'être transférés vers l'Australie par le USS Awatea où ils restèrent encore un mois avant de repartir enfin vers Plymouth en mai 1941 via Melbourne, Adélaïde et Perth.

Ensuite, Joseph Ferragu s'est rallié aux F.N.F.L. le 29 mai 1941 et servit sur l'Aconit, le Bouclier (marine de Saint-Pierre et Miquelon) et enfin le Surcouf qui, le 24 décembre 1941, vint en compagnie des corvettes Mimosa, Alysse et Aconit à Saint-Pierre-et-Miquelon, afin de participer à l'opération de ralliement de l'archipel à la France Libre.

A cette époque Joseph Ferragu était, ici, affecté sur le contre-torpilleur Bouclier d'où, il fut incorporé dans l'équipage du gigantesque croiseur sous-marin d'escadre Surcouf sur lequel un Malouin, Élie Désiré Marie Marais, était déjà en poste. Assurément les deux marins on parlé de Saint-Malo, de Papeete et d'Irène. Ensuite, le Surcouf qui devait être réparé fit route vers Halifax (Nouvelle-Écosse) où il resta jusqu'au 06 février 1942. De là, il reprit sa route vers les Bermudes où, il resta jusqu'au 12 février 1942.

Ce jour, il appareilla pour Tahiti via le canal de Panama car il était attendu le 19 février suivant à Cristobal, port de la ville de Colón. Ce fut à cette période, lorsque Joseph Ferragu connu sa destination, qu'il envoya à son épouse Irène un bref message "À bientôt" car il pensait la revoir très prochainement à Papeete.

Mais, ce géant de la mer eut une fin tragique, dans la nuit du 18 au 19 février 1942, il sombra, au nord du canal de Panama, à la suite d'un abordage accidentel avec le cargo américain Thomson Lykes qu'il escortait. Les 109 hommes d'équipage dont Joseph Ferragu ainsi que les 7 officiers périrent en mer lors de ce naufrage. Il semblerait que plusieurs corps furent rejetés par la mer et enterrés anonymement sur place.

Joseph Ferragu reçu, à titre posthume, la Médaille Militaire, la Croix de Guerre 39-45 avec étoile(s) et de la Médaille de la Résistance.

Le nom de Joseph Ferragu est inscrit sur les Plaques Commémoratives situées derrière la stèle de l'Enclos de la Résistance à Saint-Malo (Intra-muros).

Son nom est également inscrit sur le Monument aux Morts de Pleudihen-sur-Rance.

Le nom de Joseph Ferragu est inscrit sur le Monument commémoratif aux sous-mariniers morts en service commandé qui est situé à l'entrée du parc de la Tour Royale à Toulon.

De plus, une plaque commémorative offerte par l'équipage de la frégate Aconit est fixée sur le Monument aux morts de Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon). Celle-ci porte l’inscription suivante : A nos frères d'armes morts pour la libération de la France – Alysse - Surcouf - Mimosa.

Depuis le 18 juin 2010, dans le cimetière de l’Uranie à Papeete, un mausolée, sur lequel est inscrit le nom de Joseph Ferragu, honore la mémoire des marins des Forces Navales Françaises du Pacifique morts pour la France.

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