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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Pierre Marie François Jouan
Nom : Jouan
Prénom : Pierre Marie François
Date de Naissance : 02-04-1890
Lieu de naissance : Collinée
Département / Pays de naissance : 22 - Côtes-d'Armor (ex Côtes-du-Nord)
Matricule : Grade :
Unité : Francs-tireurs et Partisans Français -F.T.P.F.
Affectation :
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 13-06-1944 - âge : 54 ans et 2 mois
Lieu de décès : Lignieres-Orgeres
Département ou Pays de décès : 53 - Mayenne
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Fusillé par des miliciens
Statut : Militaire - F.T.P.F. (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : AC-21P-56997
Pierre Marie François Jouan résidait à Saint-Malo où il tenait un café-restaurant près de la gare S.N.C.F. non loin du Terminus Hôtel tenu par un autre Résistant René Boltz. Pierre Jouan était un ancien combattant de la guerre 1914-1918 durant laquelle il fut gravement blessé en 1916 lui laissant des séquelles d'une hémiplégie après une fracture du crâne et une fracture du poignet.

Ce commerçant, créa dès 1941, l’un des premiers réseaux d’action de la Résistance à Saint-Malo axé principalement sur des missions de sabotages en tous genres y compris l’élimination physique des collaborateurs avec l'ennemi.

Puis vint l’année 1943, durant laquelle Pierre Jouan regroupa les Résistants de son groupe afin d’aller se réfugier, près de Broualan, dans le bois de Buzot, non loin du château de Landal, avec d’autres groupes. Ceux-ci se transformèrent ensuite en maquis de Broualan qui devint une plaque tournante des actions de sabotage dans la région malouine.

Ici, la région commençait à être étroitement surveillée par les réseaux d'espionnage Allemands. Alors, Pierre Jouan rejoignit des groupes de Résistants venus de l'Ille-et-Vilaine, de l'orne et de la Manche afin de se réfugier dans la Mayenne. C'est ainsi, que le mardi 13 juin 1944, des miliciens accompagnés par des troupes allemandes attaquèrent le maquis de la ferme de la Gérarderie non loin du village de la Fouchardière, commune de Lignières-la-Doucelle (Lignières-Orgères), dans laquelle Pierre Jouan et les maquisards F.T.P.F. (Francs-tireurs et Partisans Français) étaient retranchés.

Après des combats au corps à corps, 5 maquisards furent tués : Pierre Jouan, Gustave François Bobot (propriétaire de la ferme de la Gérarderie), Roland Delattre, Mathurin Alain Le Gac et Eugène Richomme. Le soir, à la nuit tombée, sept Résistant, fait prisonniers l'après-midi, furent torturés sur place puis ensuite alignés et abattus dans un champ près le carrefour de la Fouchardière.

Revenons au maquis de Broualan dans lequel, dès l'aube du 07 juillet 1944, les maquisards furent attaqués par un important groupe de Miliciens du Bezen Perrot (unité nationaliste bretonne de la SD, portant l'uniforme allemand, installée à Rennes dans la caserne du Colombier) et des Nazis du Sicherheitsdienst (SD). La surprise fut totale mais, plusieurs Résistants purent néanmoins se sauver. René Capitain fut capturé et torturé sur place. Il succomba au lieu-dit La Lopinière, à quelques centaines de mètres du bourg de Broualan.

Trois autres patriotes furent tués ce matin là dans Broualan : Hélène et Jean Lebois puis Joseph Hue tous cultivateurs qui avaient donnés refuge aux Résistants. Mais encore huit autres Résistants l'Adjudant Jean Marie Louis Lambert, Maurice Couriol, René Hucet, Joseph Lemonnier, Armand Pasquet, Michel Renault, le sous-lieutenant parachutiste américain George E. Hendrickson et un inconnu furent aussi capturés puis transférés sur Saint-Rémy-du-Plain, vers 6 heures, de ce triste matin du 07 juillet 1944. Ici, tous furent torturés puis finalement fusillés par les miliciens.

Une rue de Saint-Malo porte le nom de Maquis de Broualan depuis la délibération du Conseil Municipal du 05 mars 1955.

Quant à Pierre Jouan il fut inhumé dans le cimetière de Rocabey et reçu, à titre posthume, la médaille de la Résistance par le décret du 15 octobre 1945 puis fut fait chevalier de la Légion d’Honneur par le décret du 04 octobre 1954.

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Malo et une rue de la ville porte son nom depuis la délibération du Conseil Municipal du 27 septembre 1945.

Près des ruines de la ferme de la Gérarderie une plaque commémorative comportant le nom de Pierre Jouan est apposée sur un support en bois fiché dans le sol.

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