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Fête du jour : Maurice
Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Max Jacques Lucien Emile Leban (Lieutenant F.F.I.)
Nom : Leban
Prénom : Max Jacques Lucien Emile
Date de Naissance : 29-05-1909
Lieu de naissance : Saint-Pierre
Département / Pays de naissance : Saint-Pierre-et-Miquelon
Matricule : Grade : Lieutenant F.F.I.
Unité : Forces Françaises de l'Intérieur -F.F.I.
Affectation :
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 02-12-1943 - âge : 34 ans et 6 mois
Lieu de décès : Mont-Valérien 
Département ou Pays de décès : 92 - Hauts-de-Seine
Incarcération : Prison Jacques Cartier de Rennes - Prison de Fresnes
Motif d'incarcération : Espionnage
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Fusillé
Statut : Militaire - Terre (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier :
Max Jacques Lucien Emile Leban est né le 29 mai 1909 à Saint-Pierre et Miquelon où son père Lucien Georges Paul Leban était négociant. Lorsqu’il entra dans la Résistance il résidait boulevard de Rochebonne à Paramé où il était agent immobilier avenue Arthur le Moyne de la Borderie (Rochebonne). Durant le mois d’octobre 1929 il revient en France et s’installa provisoirement à Granville avant de s’engager dans l’Infanterie où il fut admit à l'École Militaire d'Infanterie et des chars de Combat (E.M.I.C.C.) à Saint-Maixent et où, la scolarité obligatoire était alors de deux années pour, notamment, la formation des Officiers et Sous-officiers du Train.

Ici, il devint Sous-officier avec le grade de Sergent-chef. Ensuite, Max Leban fut libéré de son service militaire et passa un contrat de mariage chez Maître Bidault notaire à Saint-Malo, le 29 mars 1932, avec Emilienne Théberge née comme lui à Saint-Pierre et Miquelon, mais le 27 août 1908, et résidant au 9, rue Jules Ferry à Saint-Malo avec laquelle il eut quatre enfants. Puis, le couple s’installa à Paris où, il tint une blanchisserie mais revint rapidement demeurer à Paramé. Alors, Max Leban se fit embaucher dans la Compagnie Centrale d'éclairage par le gaz Lebon et compagnie.

Mais, dès le début de Seconde Guerre mondiale, la coalition franco-britannique fut dirigée au plus haut niveau par un Conseil suprême allié. C’est dans ce contexte que Max Leban fut mobilisé en septembre 1939 puis, le 10 novembre suivant, affecté au Centre d'instruction de la Mission Française de Liaison auprès de l'Armée britannique. Aussi, les revers de l’armée Française lui feront quitter cette affectation pour être transféré dans un dépôt du Train d’où, il fut démobilisé le 23 juillet 1940. Lorsqu’il revint à Paramé le départ des troupes britanniques de Saint-Malo avait déjà eut lieu durant le mois de juin précédent mais commençait déjà la France Libre et la Résistance.

L’année suivante, Max Leban fait partie du Mouvement de la Résistance Malouine en incorporant le réseau Johnny. Mais celui-ci ne pouvait pas fonctionner correctement car dirigé depuis la région Brestoise. Il incorpora donc en août 1941, le réseau Jade-Fitzroy, important organe de renseignement militaire rallié au Secret Intelligence Service de Londres. Là, furent utilisées les compétences militaires de Max Leban en matière de Liaison.

Il œuvra dans ce réseau jusqu’au 21 février 1943 jour où, avec Arthur Lambert, il furent arrêtés à Saint-Malo, par la Gestapo qui les fit incarcérer dans la prison Jacques Cartier de Rennes avant de les transférer le 24 octobre suivant dans la prison de Fresnes. Après avoir été torturé Max Leban fut jugé, à Paris, le 16 novembre 1943, par un tribunal allemand qui le condamna à la peine de mort et le fît fusiller dans la forteresse du Mont Valérien le 02 décembre suivant avec d’autres malouins du réseau Jade-Fitzroy dont Marcel Bosquet, René Boltz, Marcel Cotteret, Léon Humbert, Arthur Lambert et Isidore Leroux.

Son corps fut restitué à sa famille le 18 janvier 1950.

Max Leban reçut, à titre posthume, la Médaille de la Résistance par le décret du 09 janvier 1986 et son nom est inscrit sur l'une des plaques commémoratives fixées sur un muret érigé derrière le Monument aux Morts de Saint-Malo situé dans l'enclos de la Résistance.

Le nom de Max Leban est aussi inscrit, sur la quatrième ligne en partant du bas, sur le Monument Commémoratif dit la Cloche du Mont Valérien dédié aux Résistants et aux Otages fusillés sur le Mont Valérien par les pelotons d'exécution Nazis entre 1941 et 1944, et à tous ceux qui n'ont pas été identifiés.

Sont nom est aussi inscrit sur l'ensemble commémoratif situé derrière la stèle implantée dans l'Enclos de la Résistance à Saint-Malo (Intra-muros).

De plus, dans la ville natale du Résistant, à Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon), se trouve aussi une rue Max Leban. Mais aussi, la mémoire d'autres Malouins y est honorée avec une Plaque Commémorative, offerte par l'équipage de la frégate Aconit, fixée sur le Monument aux morts de cette ville. Celle-ci porte l’inscription suivante : A nos frères d'armes morts pour la libération de la France – Alysse - Surcouf - Mimosa.

Dans cette dernière, ville natale du Résistant, se trouve aussi une rue Max Leban.

Une délibération du Conseil Municipal décida, le 15 décembre 1986, d’attribuer le nom de Max Leban à une allée de la ville de Saint-Malo située dans le quartier de Rocabey.

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