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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Élie Désiré Marie Marais (Matelot canonnier)
Nom : Marais
Prénom : Élie Désiré Marie
Date de Naissance : 13-02-1921
Lieu de naissance : Paramé
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : 756 B40 Grade : Matelot canonnier
Unité : Forces Navales Françaises Libres -F.N.F.L.
Affectation : Sous-marin Surcouf
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 18-02-1942 - âge : 21 ans
Lieu de décès : En mer, dans le Golfe du Mexique - Panama 
Département ou Pays de décès : Panama
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Naufrage du Sous-marin Surcouf
Statut : Militaire - Marine (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : CC8-62H-9033
Voulant s'engager dans la Marine Nationale, Élie Désiré Marie Marais quitte ses parents, Désiré Lucien son père, marin dans la marine de commerce, et Aline Eugénie Marie Louise Chauffaud sa mère, alors cuisinière à l'hôtel Bristol de Rochebonne à Paramé. Il s'engagea dans la Marine Nationale, dès le 14 février 1940, alors qu'il avait 19 ans et fut affecté sur le cuirassé Courbet qui, fin juin 1940, participa au repli des troupes alliées depuis Cherbourg. Il se replia ensuite vers Portsmouth où il arriva le 1er juillet 1940. D'ici, les troupes Françaises furent transportées dans le camp de prisonniers Français de Haydock Park au nord ouest de l’Angleterre, où il y avait déjà environ 4000 détenus.

Le surlendemain, 3 juillet, le Courbet fut saisi par les Anglais à Portsmouth dans le cadre de l'Opération Catapult ainsi que le gigantesque croiseur sous-marin d'escadre Surcouf construit à Cherbourg, puis lancé le 18 octobre 1929 et qui n'avait été mis en service que durant le mois de mai 1934. Ce plus gros sous-marin du monde était pourvu d'une tourelle d'artillerie étanche, dans laquelle étaient installés deux canons de 203 mm pouvant tirer des obus de 120 kilos jusqu'à environ 26 kms de distance. Mais aussi, il était munis de 2 canons de 37 mm anti-aériens et de 10 tubes lance-torpilles. Mais encore, il pouvait embarquer un hydravion MB411 placé à l'arrière de son massif.

Après avoir connu des problèmes politiques avec l'équipage qui refusait de répondre à l'appel du Général de Gaulles, le Surcouf fut sévèrement arraisonné par les Britanniques, à 3 h 45 le 3 juillet au matin, durant l’opération Catapult commencée la veille 2 juillet 1940 afin d'éviter que le sous-marin ne tombe aux mains des Allemands puis de le faire réarmer par et pour les Forces Navales Françaises Libres (F.N.F.L.). Ce fut après ces évènements qu'Élie Désiré Marie Marais fut incorporé, le 10 septembre 1940, à l'équipage du submersible.

Le 24 décembre 1941, le Surcouf vint en compagnie des corvettes Mimosa, Alysse et Aconit à Saint-Pierre-et-Miquelon, afin de participer à l'opération de ralliement de l'archipel à la France Libre. Ce fut ici qu'Élie Désiré Marie Marais vit arriver une nouvelle recrue dans l'équipage, il s'agissait de Joseph Ferragu qui durant son enfance avait vécu à Saint-Malo et qui avait épousé une jeune Tahitienne Irène Terai, née Mahinui.

Après, le Surcouf qui devait être réparé fit route vers Halifax (Nouvelle-Écosse) où il resta jusqu'au 06 février 1942. De là, il reprit sa route vers les Bermudes où, il resta jusqu'au 12 février 1942. Ce jour, il appareilla pour Tahiti via le canal de Panama car il était attendu le 19 février suivant à Cristobal, port de la ville de Colón. Nul doute qu'à cette période, Joseph Ferragu fit part à Élie Marais, qu'il pensait lui faire connaître son épouse lorsqu'il serait à Papeete.

Le destin en à voulu autrement et malheureusement, ce géant de la mer eut une fin tragique, dans la nuit du 18 au 19 février 1942, il sombra, au nord du canal de Panama, à la suite d'un abordage accidentel avec le cargo américain Thomson Lykes qu'il escortait. Les 109 hommes d'équipage dont Élie Désiré Marie Marais ainsi que les 7 officiers périrent en mer lors de ce naufrage. Il semblerait que plusieurs corps furent rejetés par la mer et enterrés anonymement sur place.

Élie Désiré Marie Marais reçu, à titre posthume, la Médaille Militaire ainsi que la Médaille de la Résistance (décret du 31 mars 1947) et fut cité à l'Ordre de la Division.

Le nom d'Élie Désiré Marie Marais est inscrit sur l'une des croix du Carré Militaire mixte de Paramé. (Carré 1 Rang 1 Tombe 12)

Mais encore, son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de Paramé.

Le nom d'Élie Désiré Marie Marais est inscrit sur le Monument commémoratif aux sous-mariniers morts en service commandé qui est situé à l'entrée du parc de la Tour Royale à Toulon.

De plus, une plaque commémorative offerte par l'équipage de la frégate Aconit est fixée sur le Monument aux morts de Saint-Pierre (Saint-Pierre-et-Miquelon). Celle-ci porte l’inscription suivante : A nos frères d'armes morts pour la libération de la France – Alysse - Surcouf - Mimosa.

Le Conseil Municipal de Saint-Malo décida, le 25 mars 1985, de donner le nom Élie Marais à une rue de Saint-Malo située dans le quartier de Saint-Ideuc.

Le nom d'Élie Désiré Marie Marais est inscrit sur la plaque commémorative près le Monument aux Morts de Saint-Malo situé dans l'enclos de la Résistance (35) Ille-et-Vilaine.

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