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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Marie Bérenger
Nom : Bérenger
Prénom : Marie
Date de Naissance : 02-12-1865
Lieu de naissance : Chapelle-Boby (Rennes)
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : Grade :
Unité : -
Affectation :
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 04-11-1944 - âge : 78 ans et 11 mois
Lieu de décès : Ravensbrück 
Département ou Pays de décès : Allemagne
Incarcération : Prison Jacques Cartier de Rennes - Belfort
Motif d'incarcération :
Date de déportation :03-08-1944 depuis Rennes - Belfort -
Détail convoi : 722 hommes et 190 femmes (puis 01-09-1944 après le Train de Langeais)
Sources Mémorial des Déportés : Partie I, liste n°282. (I.282.)
Matricule déporté : 62803
Cause du décès : Morte en déportation
Statut : Civil (Résistant)

Texte J.O.R.F. : Berenger (Marie), née le 2 décembre 1865 à Rennes (Ille-et-Vilaine), décédée le 4 novembre 1944 à Ravensbrück (Allemagne)

Marie Bérenger est née le 2 décembre 1865 à la Chapelle-Boby (Rennes) de Jules Victor Bérenger, employé aux chemins de fer, et de Marie Dos. Avant la guerre, elle résidait dans sa maison de Paramé située rue de Lorraine. Ici, en tant que sympathisante Communiste et Antifasciste comme son frère Henry, elle cacha à plusieurs reprises des Résistants ainsi que divers matériels (ronéo, armes et explosif).

Aussi, elle fut fortement soupçonnée de troubler l'ordre public et arrêtée, lors de la chute du réseau de Paramé, par la Gestapo le 25 septembre 1942 et conduite dans le camp des Nomades à Rennes. Là, elle parvint, lorsqu'elle fut conduite à l'infirmerie, à faire passer, par l'intermédiaire de la fille de son amie Anne-Marie Glemaut, le dessin d'un plan de son jardin, caché dans une pelote de laine, indiquant où était enfoui le matériel qui n'avait pas été retrouvé lors de la fouille de sa maison.

Les résistants retrouvèrent ainsi la ronéo, le papier, les fichiers en code et les explosifs. Après trois mois d'internement à Rennes, Marie Bérenger alors âgée de 77 ans fut relachée par manque de preuve et rentra chez elle où elle continua ses activitées clandestines jusqu'à sa nouvelle arrestation en septembre 1943. Elle fut alors incarcérée dans la prison Jacques Cartier de Rennes où elle subit des interrogatoirs pendant près de onze mois.

Devant l'avance des alliés les Allemands décidèrent de déporter les prisonniers politiques dans la nuit du 02 au 03 août 1944, 11 jours avant la libération de Saint-Malo. Marie Bérenger fut incorporée dans ce convoi avec deux autres Résistants de la région Malouine nommés Robert Hamoniau et Gaston Thouvenot. Ce train parti de Rennes pour l’Allemagne dit 'Train de Langeais'. Dans ce convoi qui, avant de rejoindre Belfort, fut mitraillé à plusieurs reprises car transportant aussi du matériel de guerre et plusieurs chars. Après 12 jours d'un parcours épouvantable Marie Bérenger resta à Belfort jusqu'au 1er septembre 1944 jour où elle fut transférée vers Natzweiler/Struthof puis l'Allemagne afin de rejoindre le camp de Ravensbrück où elle décéda deux mois plus tard le 4 novembre 1944.

Dans le Livre Mémorial des Déportés son nom est orthographié Béranger.

Le nom de Marie Berenger est inscrit sur les Plaques Commémoratives situées derrière la stèle de l'Enclos de la Résistance à Saint-Malo (Intra-muros).

Son nom est également inscrit sur le Monument aux Morts de Paramé.

Marie Bérenger est la sœur de Henry Bérenger Sénateur et Commissaire général aux Essences et Combustibles, avec rang de ministre. Il fut dans le camp des opposants au projet d'impôt sur les revenus défendus par Joseph Caillaux.

Une délibération du Conseil Municipal du 16 septembre 1968 rendit hommage à cette Résistante en donnant son nom à une rue de Saint-Malo située dans le quartier de Rocabey et donnant sur le Boulevard Gambetta.

Depuis le 14 juillet 2017, jour de l’inauguration du nouvel espace commémoratif, par le maire de Saint-Malo, Claude Renoult, les anciens monuments aux morts ont tous été transférés sur une unique place située face à l’église Notre Dame des Grèves dans le quartier de Rocabey. Aussi, certaines plaques commémoratives ayant été remplacées il y a lieu de consulter les listes des noms sur les nouvelles stèles.

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