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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Raoul Eugène Auguste Albert Moniot (Matelot Fusilier)
Nom : Moniot
Prénom : Raoul Eugène Auguste Albert
Date de Naissance : 04-09-1920
Lieu de naissance : Combourg
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : 11001 FN40 Grade : Matelot Fusilier
Unité : 1er Bataillon de Fusiliers-marins (1er B.F.M.) -F.N.F.L.
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 01-06-1942 - âge : 21 ans et 8 mois
Lieu de décès : Bir-Hakeim 
Département ou Pays de décès : Libye
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès : Tué lors d'un bombardement
Statut : Militaire - Marine (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : CC8-62I-9759
Raoul Eugène Auguste Albert Moniot a rejoint les F.F.L. le 1er juillet 1940. Dans ce même temps, ce fut la création du 1er B.F.M. décidée le 05 juillet 1940 par l’amiral Muselier. Dès lors, Raoul Moniot fut affecté dans une section de Fusiliers-Marins qui pris corps, à Portsmouth le 17 juillet suivant, à bord du cuirassé Courbet. Les Fusiliers-Marins firent alors plusieurs semaines d'entraînement au camp d'Aldershot. Ensuite, le Bataillon embarqua à Liverpool, sur l'Aviso Colonial Savorgnan-de-Brazza à destination de Dakar dans le cadre de l'opération Menace qui avait pour but de rallier l'Afrique Occidentale Française (A.O.F.) à la France libre. L'Aviso Colonial Savorgnan-de-Brazza avait été réquisionné par les Britanniques après l’évacuation des troupes de la poche de Dunkerque en 1940.

Après l'opération de Dakar le 1er B.F.M. débarqua à Douala (Cameroun) puis participa activement aux opérations pour la prise de Lambaréné en novembre 1940 afin de rallier le Gabon à la France Libre.

Les Fusiliers-Marins organisèrent ensuite la défense de Port-Gentil ainsi que de Brazzaville (Congo). Là, il furent chargés de l'administration générale du secteur, la levée puis l'instruction des nouvelles troupes africaines pour la France Libre.

Ensuite, le bataillon reçu la mission de rejoindre le camp de Qastina en Palestine. Débuta alors, un long périple en Afrique qui dura jusqu'au 23 avril 1941, au terme duquel les marins retrouvèrent les forces terrestres Françaises qui se préparaient à entrer en Syrie aux côtés des forces Britanniques.

Dès le du 13 juin 1941, le 1er B.F.M. pris part aux opérations qui aboutirent à la prise de Damas le 20 juin suivant. Ces combats occasionnèrent des pertes en hommes très élevés (environ 40% des effectifs engagés).

Raoul Moniot pris part à tous ces combats et participa ensuite à la transformation du Bataillon en unité de D.C.A. équipée, dans un premier temps, de matériel récupéré en Syrie puis en canons antiaérien Bofors. Le Bataillon devient ainsi chargé de la défense aérienne de la 1ère Brigade Française Libre du général Koenig, intégrée à la VIIIème Armée Britannique.

Ce fut dans ces conditions que les Fusiliers-Marins participèrent à l'ensemble des combats de la 1ère Brigade Française Libre dans les déserts Libyen et Égyptien. Le premier objectif fut le nettoyage de la poche de Sollum par la prise d'Halfaya par la 1ére Brigade Française Libre et les sud-africains le 17 janvier 1942. Puis vint la Bataille de Bir-Hakeim de mai à juin 1942.

Ce fut lors de cette bataille de Bir-Hakeim que Raoul Moniot fut tué lors d'un bombardement par les célèbres bombardiers en piqué Junkers Ju 87 (Stuka) de la Luftwaffe Allemande dont le général Rommel disposait de plusieurs escadrilles.

Le 1er juin 1942, alors que huit marins dont Raoul Moniot affectés à un canon Bofors sont dans l'abri-popote afin de manger, survint vers 11 heures les ronronnements bien connu des Stukas. L'alerte fut immédiatement donnée et les Fusiliers-Marins rejoignirent leur batterie protégée par des sacs de sable empilés autour. Mais l'attaque fut si violente et rapide que Raoul Moniot, écrasait la pédale sous son pied et enfilait les chargeurs dans le Bofors surchauffé par les obus de 40mm tirés vers le Stuka qui parvint à larguer ses trois bombes qui explosèrent en plein centre de la batterie Bofors tuant, sur le coups, sur leur poste de combat, sept marins dont Raoul Moniot. Le huitième fut miraculeusement sauvés.

Ce fut le quartier-maître Daviault avec un éclat d'obus dans la jambe. Les généraux de Larminat et Kœnig vinrent saluer les corps des marins qui furent inhumés dans le cimetière militaire Français de Bir-Hakeim. Raoul Moniot était dans la tombe 147.

Il est à noter que le Ministère de la Défense indique comme prénom Eugène Auguste Albert.

Le nom de Raoul Eugène Auguste Albert Moniot est inscrit sur les Plaques Commémoratives situées derrière la stèle de l'Enclos de la Résistance à Saint-Malo (Intra-muros).

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