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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Joseph Marie Pouliquen (Lieutenant-colonel)
Nom : Pouliquen
Prénom : Joseph Marie
Date de Naissance : 20-12-1897
Lieu de naissance : Saint-Malo
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : Grade : Lieutenant-colonel
Unité : Groupe de chasse N°3 Normandie - Normandie-Niemen -F.A.F.L.
Affectation :
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 24-09-1988 - âge : 90 ans et 9 mois
Lieu de décès : Institution Nationale des Invalides
Département ou Pays de décès : Paris
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Camp : -
Matricule déporté :
Cause du décès :
Statut : Militaire - Air (Résistant)
Joseph Marie Pouliquen naquit à Saint-Malo le 20 décembre 1897. Après avoir étudié au collège de sa ville natale et, dès sa dix-septième année à peine dépassée, il s’engage pour la durée de la guerre, le 5 mars 1915. Incorporé dans l’artillerie à Dinan, après trois mois de classes, il obtient d’être envoyé aux Dardanelles. C’est là qu’il reçoit le baptême du feu.

En Août 1915, il sollicite à Salonique sa mutation dans l’infanterie où, il est nommé caporal.

Le 16 avril 1917, il est blessé au "Chemin des Dames". Déclaré inapte à la vie des tranchées, il est alors versé dans l’aviation, en décembre de cette même année. Artilleur, Fantassin, Aviateur Joseph Marie Pouliquen se bat avec bravoure durant quelque cinquante missions de guerre sur les "Breguet" de l’époque qui, vont l’entraîner jusqu' en Tchécoslovaquie.

A 22 ans il est démobilisé et fait, par la suite, une brillante carrière dans la presse. Il sera le créateur des petites annonces du grand quotidien "Paris Soir".

En 1939, la mobilisation l’envoie en qualité de capitaine commander la base aérienne de Palmyre, dans le désert de Syrie.

C'est au Liban, qu’en Juin 1940, il entend sur les ondes, l’annonce de la capitulation et la demande d’armistice. Démobilisé à nouveau, il retrouve Saint-Malo sous la botte de l’occupant.

Joseph Marie Pouliquen parvient à passer en zone libre. Il y retrouve ses amis de "Paris Soir" dont Maurice Refregier, alors administrateur du journal qui lui établi, à Marseille, le 25 mars 1941, un ordre de mission qui le charge d’effectuer des reportages en Afrique. Il réussi à regagner Oran puis Alger. Commence alors la fantastique odyssée.

Après avoir parcouru près de 400 kilomètres à pieds, il parvient à Freetown, en Sierra Léone où il signe, en juillet 1941, son engagement dans les Forces Françaises Libres. Le Général Valin commandant l’aviation de la France Libre lui demande, depuis Londres, s’il est volontaire pour se rendre à Beyrouth. Le capitaine Pouliquen n’hésite pas et donne son accord. Sur un navire anglais, il rejoint Lagos et va quitter le Nigeria dans un avion de la Royale Air Force. De multiples escales au Tchad, au Soudan, en Égypte vont ponctuer le voyage jusqu' au Liban.

Nommé adjoint du Commandant du groupe de chasse "Alsace", unité intégrée à la Royale Air Force, Joseph Marie Pouliquen met sur pied une formation dont les pilotes vont s' illustrer en Libye, face à l'Africa Korps.

Promu commandant, il prend le 2 février 1942 le commandement du groupe "Alsace", sur les rives du canal de Suez.

C'est à Beyrouth, siège de l’État-major des Forces Aériennes Françaises Libres du Moyen-Orient, que le commandant Pouliquen apprend sa désignation à la tête d’un nouveau groupe de chasse. Il à mission de former une unité d’élite, appelée à rejoindre un lointain théâtre d’opérations, celui du front de l’Est.

Le 4 septembre 1942, Joseph Marie Pouliquen est nommé, par le Général Charles de Gaulle, commandant du groupe de chasse N° 3 qu’il doit former, équiper, entraîner et mettre en place en Russie, envahie depuis le dimanche 22 Juin 1941 par les 170 divisions des Maréchaux von Bock, von Loebe et von Rundstedt, afin de combattre là-bas contre l’ennemi commun. Baptisé "Normandie" par son commandant, le groupe N° 3 s’en va vers son destin. De Rayak à Téhéran, des champs de pétrole de Bakou jusqu' à Iranovo et ses plaines glacées, qui deviendra le premier terrain d’entraînement des pilotes d’escadrilles.

Joseph Marie Pouliquen va commander le groupe du 4 septembre 1942 au 22 février 1943. Il a superbement rempli sa mission et son unité qui est devenue "Normandie Niémen" entrera dans l’histoire pour l’éternité.

Le colonel Pouliquen est décédé à l'Institution Nationale des Invalides de Paris le 24 septembre 1988. Pour ses obsèques, une cérémonie officielle fut organisée en l'église Saint-Louis-des-Invalides mais l’inhumation s’est déroulée dans le cimetière de Saint-Méloir des Ondes, ville proche de Saint-Malo. Au terme de son allocution funèbre, le maire de Saint-Malo, Louis Chopier, déposa le drapeau Malouin sur le cercueil du soldat tandis que, dans la cour du château, résonnait la sonnerie "Aux Morts".

Le lieutenant-colonel Pouliquen est Citoyen d’Honneur de la ville de Saint-Malo depuis 1980 et une plaque commémorative qui honore sa mémoire est apposée sur la Tour Quic-en-Groigne du château.

Joseph Marie Pouliquen était Compagnon de la Libération, Grand Officier de la Légion d’honneur, décoré de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 1914-1918, de la Croix de Guerre 1939-1945, et de la Croix de Guerre des Théâtres Extérieures, Officier de l’Ordre du Mérite Britannique et avait reçu l' Ordre Soviétique de la Guerre pour la Patrie. Ici il est en compagnie du Général de Gaulle.

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