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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Yves Jean François Marie Borgès
Nom : Borgès
Prénom : Yves Jean François Marie
Date de Naissance : 30-09-1925
Lieu de naissance : Lanvollon
Département / Pays de naissance : 22 - Côtes-d'Armor (ex Côtes-du-Nord)
Matricule : Grade :
Unité : Francs-tireurs et Partisans Français -F.T.P.F.
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 03-05-1945 - âge : 19 ans et 7 mois
Lieu de décès : Baie de Lübeck - Neustadt
Département ou Pays de décès : Allemagne
Incarcération :
Motif d'incarcération :
Date de déportation :02-07-1944 depuis Compiègne -
Détail convoi : Convoi N°25 dit Train de la Mort - 2152 hommes
Sources Mémorial des Déportés : Partie I, liste n°247. (I.247.)
Matricule déporté : 37073
Cause du décès : Naufrage en Déportation
Statut : Civil (Résistant)

Texte J.O.R.F. : Borgès (Yves, Jean, François, Marie), né le 30 septembre 1925 à Lanvollon (Côtes-du-Nord), décédé le 3 mai 1945 sur « Cap Arcona », baie de Lübeck (Allemagne) et non décédé (sans autres renseignements)

Yves Borgès était semble t-il étudiant et résidait à Saint-Malo où sa mère travaillait dans le bar du Centre à Saint-Malo (Croix du Fief, Intra-muros). Après avoir adhéré au Front National il entra chez les Francs Tireurs et Partisans Français.

Ainsi, le 24 mars 1944, vers 20 heures, quatre Résistants F.T.P.F., Yves Borgès, Théodore Lagadec, Louis Guillaum et Lucien Guillou furent interpellés par une patrouille Allemande, non loin du viaduc de Toupin qui servait à la liaison ferroviaire entre Saint-Brieuc et Moncontour. Ceux-ci, accusés de sabotage furent conduit au siège de la police de Saint-Brieuc (rue des Bouchers). Durant ce transport, Théodore Lagadec parvint à s'échapper et ses trois autres camarades furent internés avant d'être remis à la Gestapo locale qui avait réquisitionnée la villa située au N°5 du boulevard Lamartine où, les résistants furent questionnés.

Yves Borgès fut ensuite transféré dans le Frontstalag 122 à Royallieu (95 - Val d'Oise). Ici le Convoi parti le 15 juillet 1944 en direction du camp de concentration de Farge dans la ville de Bremen (Brême) d'où il fut transféré vers le camp de Neuengammme. Farge qui est un petit port était le 179ème sous-camp du camp de concentration de Neuengamme.

Le 2 mai 1945 les troupes britanniques libèrent Lübeck où La Kriegsmarine possédait une importante base sous-marine. Le lendemain 3 mai, les britanniques lancèrent une attaque aérienne sur les navires se trouvant dans la baie de Lübeck où se situe le port de Neustadt en pensant que ceux-ci transportaient des troupes allemandes.

Malheureusement, dès le 21 avril et ce jusqu'au 26 avril 1945, les allemands avaient transférés et entassés dans 15 trains depuis le camp de Neuengamme environ 9700 prisonniers vers le port de Neustadt. Là, ils les répartirent sur le cargo Thielbek (2800) ainsi que sur le paquebot de croisière Cap Arcona (4500) tous deux mouillés dans la baie de Lübeck. Mais aussi sur le cargo Athen (2000) resté amarré dans le port. La Croix Rouge avait réussie à extirper aux Nazis, le 30 avril suivant, environ 400 déportés qui furent emmenés en Suède.

Quelle fut, alors, l'intention des Nazis pour forcer, sous peine de mort, les Commandants de bord à entasser ces pauvres malheureux sur ces navires miteux ? Probablement l'extermination de tous les déportés afin de tenter de supprimer toutes les traces d'exactions du camp de Neuengamme, notamment les expériences médicales du médecin SS Kurt Heißmeyer (Kurt Heissmeyer), en faisant prendre la mer aux navires afin de les torpiller et les couler. Cette abomination à, assurément, été planifiée par les SS.

Les tortionnaires tels Wilhelm Dreimann, commandant du camp de Neuengamme à partir d'août 1942 (fut jugé puis exécuté le 8 Octobre 1946), Johann Frahm chef du camp depuis novembre 1942 (jugé puis exécuté le 11 Octobre 1946), le docteur SS Alfred Trebinski, médecin en chef à Neuengamme depuis 1943, (condamné à mort) et Heinrich Wiehagen garde sur l'un des navires de prisonniers dans la baie de Lübeck (tué par des prisonniers après qu'il eut tiré sur leurs camarades qui tentaient de se sauver à la nage).

Le vapeur rapide Cap Arcona n'avait plus aucune utilité pour la Kriegsmarine, car devenu à peine manœuvrable en raison de ses turbines qui n'étaient pratiquement plus opérationnelles. Quant au Thielbek il avait été touché lors d'un raid aérien sur le fleuve Elbe durant l'été 1944 et avait été conduit sur le chantier naval Maschinenbau-Gesellschaft de Lübeck d'où il fut remis à la mer alors qu'il n'était pas encore totalement réparé.

Le raid britannique fut un désastre occasionnant la mort d'environ 6900 prisonniers qui périrent engloutis par la mer Baltique dont Yves Borgès. Les 2000 détenus à bord du Athen échapèrent à ce bombardement et environ 400 autres détenus purent être sauvés, après le naufrage des deux navires, et eurent le bonheur d'attendre leur libération par les britanniques qui s'étaient rendus maître de la ville.

Aujourd'hui, se trouve dans le cimetière d'honneur (Ehrenfriedhof) à Neustadt le Mémorial International des Déportés victimes du Cap Arcona et du Thielbek. À l'extrémité Ouest du cimetière se situe une plate-forme en bois qui surplombe la mer et sur laquelle, sont implantés deux stèles sur lesquelles sont relatés les événements et les circonstances du naufrage du Cap Arcona et du Thielbek.

Mais aussi, un Cénotaphe pour les victimes du Cap Arcona se trouve dans la commune de Klütz et un Monuments aux morts du Cap Arcona sur l'île de Poel.

le nom d'Yves Borgès est inscrit dans le Livre-Mémorial des déportés de France.

Le nom d'Yves Borgès est inscrit sur la plaque Commémorative des Résistants et Déportés située dans l'Enclos de la Résistance de Saint-Malo (Intra-muros).

Depuis le 14 juillet 2017, jour de l’inauguration du nouvel espace commémoratif, par le maire de Saint-Malo, Claude Renoult, les anciens monuments aux morts ont tous été transférés sur une unique place située face à l’église Notre Dame des Grèves dans le quartier de Rocabey. Aussi, certaines plaques commémoratives ayant été remplacées il y a lieu de consulter les listes des noms sur les nouvelles stèles.

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