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Guerre (1939-1945) - Ils sont nés, ont vécus, sont morts où inhumés à Saint-Malo
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Pierre Octave Cano (Lieutenant-Colonel)
Nom : Cano
Prénom : Pierre Octave
Date de Naissance : 26-01-1906
Lieu de naissance : Saint-Servan-sur-Mer
Département / Pays de naissance : 35 - Îlle-et-Vilaine
Matricule : Grade : Lieutenant-Colonel
Unité : Organisation de la Resistance de l'Armée (O.R.A.) -F.F.I.
Affectation :
Mort pour la France : OUI
Date de décès : 27-01-1945 - âge : 39 ans
Lieu de décès : Kamenz - Bautzen
Département ou Pays de décès : Allemagne
Incarcération : Compiègne
Motif d'incarcération :
Date de déportation :27-04-1944 depuis Compiègne -
Détail convoi : Convoi N°20 dit des Tatoués - 1652 hommes
Sources Mémorial des Déportés : Partie I, liste n°206. (I.206.)
Matricule déporté : 185217
Cause du décès : Mort en Déportation
Statut : Militaire - F.F.I. (Résistant)
Infos Ministère : Ministère de la Défense
Réf du dossier : AC-21P-37749
Après le décès du Commandant J.M. Cano en 1915, son fils Pierre Cano part faire ses études à Nantes puis rejoignit la Flèche (72 - Sarthe) où il devint un élève du Prytanée Militaire où il avait le n° de matricule 8907 A. Cet officier fut diplômé de Saint-Cyr (promotion Maroc et Syrie 1925-1927). Il fut ensuite envoyé en Algérie comme Lieutenant d'un Régiment de tirailleurs puis, il revint en France où il fut affecté, en avril 1935, en tant que Capitaine au 2ème Régiment de Zouaves nouvellement créé à Mourmelon. Ensuite, en 1939, il devint officier d'état-major.

Puis, vint la défaite de l'armée Française et l'Armistice du 22 juin 1940. Il est alors envoyé, sous couverture, à Lyon travailler pour le Deuxième Bureau dans lequel il prend le surnom de M. Peloux. Alors vint le temps où il refuse sa nouvelle affectation au Maroc pour être affecté dans la Direction des Services d'Armistice à Vichy. Ici, il retrouve Jean-Édouard Verneau qui est, en juin 1942, le Chef d’état-major de l’armée d’armistice qui fut dissoute durant le mois de septembre suivant. C'est alors que Pierre Cano avec Jean-Édouard Verneau travaillèrent à la fondation de l’Organisation de Résistance de l'Armée (O.R.A.) qui fut créée le 31 janvier 1943 sous le commandement du général Frère hostile à de Gaulle.

Celle-ci regroupait des anciens militaires décidés à résister activement mais cette organisation est rapidement infiltrée par un agent double qui mène la Gestapo à arrêter le général Frère puis le général Verneau, arrêté le 23 octobre 1943, qui furent tous deux déportés. Ceci conduit Pierre Cano à se réfugier à plusieurs kilomètres de Paris en Seine-et-Marne. Mais, il faut absolument réorganiser le groupe qui est de nouveau infiltré par le traitre Max Dumas qui fut exécuté par les résistants le 21 août 1944. Ainsi, Pierre Cano revient à Paris mais il est rapidement arrêté dans la caserne Champeret, le 14 janvier 1944, par le commissaire Français Raymond Richard, aux ordres du contre espionnage allemand, qui lui, fut condamné à mort et exécuté en 1948. Pierre Cano est alors transféré à Passy dans un hôtel particulier, réquisitionné par la Gestapo, de la rue Mallet Stevens où il fut questionné et torturé.

Le groupe O.R.A. fusionna en février 1944 avec l’Armée Secrète (A.S.) et les Francs Tireurs Partisans (F.T.P.) pour former les Forces Française de l'Intérieur (F.F.I.).

Après son interrogatoire Pierre Cano fut interné à la prison de Fresnes (94 - Val-de-Marne) puis transféré et incarcéré au Frontstalag 122 à Royallieu d'où, il fut déporté dans la matinée du 27 avril 1944 avec pour destination la Pologne et le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz/Monowitz. Il y arriva, parmi les 1652 détenus du convoi, le 30 avril suivant au soir, après avoir passé trois nuits cauchemardesques entassés dans des wagons à bestiaux.

Le vendredi 12 mai 1944, Pierre Cano fut incorporé dans le groupe des 1561 prisonniers qui furent transférés par train spécial vers le camp de Buchenwald où il arriva le 14 mai au matin. Puis, le 24 mai suivant, il est inclus dans un nouveau transfert de 1000 détenus organisé pour rejoindre le camp de Flossenbürg où, Pierre Cano, resta huit mois. Mais, le 26 janvier 1945, Pierre Cano est encore incorporé, avec quelques autres français, dans un autre groupe de 750 détenus qui doivent aller démonter des machines dans le camp de Kamenz où il arriva, le 27 janvier 1945, mort d'épuisement dans le wagon qui le transportait. Le camp de Kamenz dépendait du KL Gross-Rosen.

Il est Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre 39-45 avec deux palmes, Médaillé de la Résistance avec rosette.

Annick Bezard Cano lui à dédié un ouvrage sous le titre "Ma vie vous appartient" les choix d'un officier français, 1906-1945.

Le nom de Pierre Cano est inscrit sur la Plaque Commémorative du Prytanée militaire de La Flèche qui comporte la citation suivante : Hommage du Prytanée à la centaine de Brutions qui ont vécu l'arrestation, les tortures, l'enfer des transferts et de l'univers concentrationnaire nazi et, pour certains, les marches de la mort...

Le surnom de Brution désigne un élève ou un ancien élève du Prytanée national militaire. En 1987 Le Lieutenant-Colonel Pierre Cano fut nommé parrain de la Corniche Bruitonne regroupant des élèves préparant le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

Le nom de Pierre Cano est inscrit dans le Livre-Mémorial des déportés de France Partie I, liste n°206. (I.206.) mais, il est orthographié Canot avec un T à la fin du nom.

Le nom Pierre Canot qui est inscrit sur la Plaque Commémorative de Saint-Servan est probablement relatif à Pierre Cano sans T à la fin du nom.

En revanche, le nom de son père, Cano Jean Marie, qui fut élève dans l'École Militaire d'Infanterie à Saint-Maixent (promotion Haut-Niger 1887-1888), mort au combat le 25 août 1915 dans le Bois des Bouleaux près Souain-Perthes-lès-Hurlus (51 -Marne), est inscrit sur le Monument aux Morts, 1914 - 1918, situé dans l'enclos de la Résistance à Saint-Malo Intra-muros.

Jean Marie Cano était Chef de Bataillon au 247ème Régiment d'Infanterie et est Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de guerre 1914-1918 avec palme.

Depuis le 14 juillet 2017, jour de l’inauguration du nouvel espace commémoratif, par le maire de Saint-Malo, Claude Renoult, les anciens monuments aux morts ont tous été transférés sur une unique place située face à l’église Notre Dame des Grèves dans le quartier de Rocabey. Aussi, certaines plaques commémoratives ayant été remplacées il y a lieu de consulter les listes des noms sur les nouvelles stèles.

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