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Les Personnalités de Saint-Malo

Abbé Jean-Marie Robert de La Mennais

Jean-Marie Robert de la Mennais (dénommé le Serviteur de Dieu) est né à Saint-Malo le 08 septembre 1780 de Pierre-Louis de la Mennais et de Gratienne-Jeanne Lorin et fut baptisé le même jour par M. Carfantan, vicaire de la paroisse. Il est décédé à Ploërmel, le 26 décembre 1860 et y est inhumé dans la chapelle de l'ancienne Maison Mère des Frères de l'Instruction Chrétienne devant laquelle, on peut y voir une statue le représentant en présence de trois enfants. De plus, une autre statue le représentant debout avec deux adolescents se trouve dans la cour du lycée Lamennais de Ploërmel.

Une importante biographie fut rédigée par le R.P. Laveille puis éditée, en 2 forts volumes, chez Poussielgue à Paris en 1903 sous le titre Jean Marie de la Mennais 1780-1860.

Le 15 décembre 1966 le pape Paul VI proclama solennellement le décret sur l'héroïcité du Serviteur de Dieu tant, la pratique des vertus théologales de foi, d'espérance et de charité tant envers Dieu qu'envers le prochain et aussi des vertus cardinales de prudence, de justice, de tempérance et de force ainsi que des vertus qui leur sont connexes apparaissent clairement chez le fondateur de l'Institut des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel et de la Congrégation des Filles de la Providence. Le décret est suivi d'un résumé de la vie et de l'œuvre de Jean Marie de la Mennais qui prit ainsi le titre de Vénérable.

Très jeune, il devint orphelin et ce furent son oncle paternel, Robert des Saudrais, et sa tante, soeur de sa mère, qui continuèrent son éducation ainsi que celle de son frère, Félicité.

Jean-Marie apprit les premiers éléments des lettres de son oncle, puis de M. Carré, enfin de son précepteur, l'abbé Louis Vielle. Tout en s'adonnant aux études et aux exercices de piété, il brûlait du désir d'aider les prêtres violemment persécutés à l'époque et empêchés d'exercer les fonctions sacrées; il les cachait dans sa maison, au péril de sa propre vie. Bien plus, il parcourait la ville pour s'enquérir des malades et veiller à ce que des ministres sacrés puissent leur apporter les secours de la religion et le réconfort des sacrements.

Touché par les exemples qu'il avait sous les yeux, le Serviteur de Dieu se sentit appelé à embrasser l'état ecclésiastique et s'y prépara avec soin par l'étude et la prière. Son désir se réalisa, le 25 février 1804, lorsqu'il reçut l'onction sacerdotale des mains de l'Evêque de Rennes.

Par la suite, l'abbé de la Mennais s'adonna de toutes ses forces à l'instruction des jeunes gens; avec l'aide de deux prêtres, il ouvrit, à leur intention, un collège dans la ville même de Saint-Malo, y assumant à la fois, les fonctions de professeur et de directeur. Entre temps, il fut nommé vicaire à la cathédrale.

Ce labeur écrasant et sans repos épuisa les forces du jeune prêtre. Pour les refaire, il se retira à la Chesnaie. Il y séjourna deux ans en compagnie de son frère Félicité, lui-même très intéressé par l'étude des sciences sacrées. C'est durant ce séjour qu'il conçut et prépara un ouvrage, essentiel à ses yeux, en vue du fructueux accomplissement du service sacerdotal. Les conseils spirituels qu'il y donne suffisent à mettre en relief les vertus éminentes du Serviteur de Dieu.

Sa santé s'étant rétablie, il retourna au collège de Saint-Malo qu'il illustra par sa doctrine jusqu'à sa suppression, en 1812, par décret impérial puis, l'Évêque de Saint-Brieuc l'appela auprès de lui comme secrétaire particulier.

Après la mort de l'Evêque, en 1815, il fut nommé Vicaire capitulaire. Durant les cinq années qu'il administra le diocèse de Saint- Brieuc, de toute son âme ardente, il s'efforça de rétablir la discipline dans le clergé, de raviver sa foi et sa piété et de défendre les droits de l'Eglise. Ensuite, le roi Louis XVIII le nomma Vicaire général de la « Grande Aumônerie de France », à Paris et le 25 juillet 1825, il fut nommé Vicaire général du diocèse de Rennes.

En 1817, désireux de promouvoir la formation chrétienne de la jeunesse dans la ville de Saint-Brieuc, le Serviteur de Dieu rassembla quelques postulants, établissant de la sorte les bases de la Congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne dite, par la suite, de Ploërmel.

En 1819, il unit ses Frères à une Congrégation établie aux mêmes fins par le Père Deshayes.

En 1818, il institua la Congrégation des Filles de la Providence avec une règle qu'il avait lui-même composée. Par la suite, ces Religieuses ont fondé des œuvres, toujours florissantes, en des régions lointaines.

En 1825, ce fut la fondation de la Congrégation des Prêtres de Saint-Méen qui devait devenir, trois ans plus tard, la Congrégation des Prêtres de Saint-Pierre dont son frère, Félicité, prit la direction.

Doué de dons exceptionnels d'intelligence et de cœur, l'abbé Jean-Marie de la Mennais sera un modèle du vrai instituteur et apôtre de la jeunesse. De concert avec son frère Félicité, il apporta tous ses soins à promouvoir la science doctrinale et l'intégrité chez les clercs, valeurs alors en crise. Il défendit aussi avec ardeur la doctrine traditionnelle de l'Église auprès du peuple fidèle et du clergé, alors soumis à d'injustes vexations, puis s'employa plus spécialement à la rénovation spirituelle et morale de la Bretagne.

Lithographie de CH. Poussielgue d'après le tableau de Paulin Guérin (1827)

Armes : de sinople, au chevron accompagné en chef de deux épis de blé et en pointe d'une ancre, le tout d'or.

Place des Frères F. et JM. Lamennais

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