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Les Personnalités de Saint-Malo

Jean-Marie Constant Duhamel

Jean-Marie Constant Duhamel mathématicien français, né à Saint-Malo le 5 février 1797, mort à Paris le 29 avril 1872.

Entré à l'École polytechnique en 1816, il se consacra à l'enseignement, devint répétiteur, puis, en 1834, professeur à I'École polytechnique, où il occupa successivement les chaires d'analyse et de mécanique.

Nommé directeur des études en 1848, il reprit en 1851 la chaire d'analyse, qu'il occupa également à la Faculté des sciences de Paris depuis la même époque. Son premier ouvrage, Problèmes et développements sur diverses parties des mathématiques (1823), fut composé en collaboration avec Reynaud. A partir de 1832, il publia dans le Journal de l'École polytechnique, jusqu'en 1848, de savants mémoires sur la physique mathématique qui lui ouvrirent en 1840, les portes de l'Institut.

Le Journal de Liouville, de 1839 à 1856, contient de lui d'autres articles sur les mêmes matières et des travaux relatifs à la théorie des séries.

Les Mémoires des savants étrangers, 1834 et 1843, et les Comptes rendus de l'Académie des sciences à partir de 1836, renferment également d'assez nombreuses communications de lui. Il a publié, d'autre part, son Cours d'analyse de l'École polytechnique (1840-1841, 2 vol.), ouvrage complètement refondu dans ses « Éléments de calcul infinitésimal » (1860), puis son Cours de mécanique (1845 et 1846, 2 vol.).

Il consacra enfin la fin de sa vie à la composition d'un ouvrage considérable, Des Méthodes dans les sciences de raisonnement (1866-1872, 5 vol.), qui n'a pas obtenu tout le succès qu'il pouvait attendre.

Excellent professeur, Duhamel a exercé une grande influence par la clarté et la précision de son enseignement.

Esprit plus exact que profond, s'attachant plutôt à perfectionner les méthodes qu'à faire progresser les mathématiques, il a en tout cas le mérite d'avoir le premier donné une démonstration rigoureuse des principes fondamentaux du calcul infinitésimal.

Les élèves de l'École polytechnique ont, de son temps, donné son nom au verre d'eau sucrée qu'il avait, au début de chaque leçon, l'habitude de préparer tout en résumant, d'une voix d'abord à peine perceptible, mais qui s'élevait peu à peu, les théories exposées dans la précédente leçon.

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