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La Cathédrale Saint-Vincent

Sur le rocher de Saint-Malo, les moines de l'abbaye de Marmoutier géraient depuis 1108 l'église de Saint-Malo de l'Isle que Benoît, évêque d'Alet, leur avait donné.

Lorsque son successeur, Jean de Châtillon, décida de transférer son siège épiscopal d'Alet vers le rocher il du attendre jusqu'en 1146 l'agrément du pape Eugène III.

A cette époque, l'église monastique devint cathédrale et des transformations furent réalisées dont l'édification du chœur qui en fit totalement un monument de pur style roman.

Durant le siècle suivant et sous l'épiscopat de Geffroy de Pontual, évêque de 1231 à 1255, la cathédrale fut dotée d'un choeur gothique, style en plein essor.

Les travaux de reconstruction de la tour du transept ont débutés en 1422 sur les bases de la tour romane existante et dont il reste aujourd'hui les baies enchâssées dans le mur qui sépare le choeur et la croisée du transept.

Il fallut attendre le XVIII siècle pour que sont achèvement permette de voir son simple dôme d’ardoises.

En 1695 la rosace du chevet fut abattue, lors du bombardement des 14 et 15 juillet, par un obus de la flotte anglo-hollandaise qui assiégeait la ville. Elle fut remplacée par trois baies en plein-cintre.

Les 18 et 19 août 1858 furent, pour le curé Huchet, en charge de la cathédrale, une occasion inespérée de voir enfin l'érection d' une flèche sur la tour du clocher visible depuis la mer et digne de la cité. Napoléon III et l' Impératrice Eugénie étant, lors d’un voyage en Bretagne, de passage à Saint-Malo, le curé convainc le souverain de financer la réalisation de la flèche.

Elle sera alors réalisée par les architectes Frangeul père et fils puis décorées et cantonnées de quatre clochetons ajourées.

Le samedi 6 Août 1944 à 11 heures les premiers obus américains explosent, en faisant un bruit effroyable, dans le quartier de la poste. Vers les 14 heures, la Cathédrale est, par le tir provenant du bateau allemand dragueur de mines n° 6 de la 24.MsFl, décapitée de son clocher qui tombe sur la Chapelle du Sacré-Cœur. Les allemands l'on abattu !

Après vingt-huit années de travaux, le 21 Mai 1972 des cérémonies officielles marquèrent l'achèvement de la rénovation conduite par Raymond Cornon, architecte pour les monuments historiques.

La flèche de la cathédrale fut reconstruite sous les conseils de l'architecte Prunet et abrite quatre cloches.

Celles-ci sont :

Jean de Châtillon qui sonne le ré, pèse 1.500 kg, et a 1.31 mètre de diamètre; elle fut bénie le 16 septembre 1894,

Jacques Cartier qui sonne le do, pèse 2.550 kg, et a 1.56 mètre de diamètre et fut bénie également ce 16 septembre 1894,

Noguette qui sonne le mi bémol, pèse 1750 kg, a 1.40 mètre de diamètre elle a été refondue et bénie le 12 novembre 1989,

Gros Malo qui sonne le si bémol, pèse 3.500 kg, a 1.74 mètre de diamètre a aussi été refondue puis bénie le 17 juillet 1994.

La grande Rosace actuelle, conçue par Raymond Cornon, a remplacée la grande rose détruite en 1695 lors d'une attaque des Anglais. Max Ingrand réalisa les vitraux de la nef, puis Jean le Moal orna de vitraux les fenêtres des bras du transept et du chœur réalisés par le maître verrier Bernard Allain.

Le grand orgue réalisé, grâce aux dons des fidèles, par les facteurs Koenig, père et fils, était inauguré le 10 Août 1980. Il remplaçait celui inauguré en 1897 et totalement détruit en 1944. Il est entièrement mécanique et comprend 35 jeux répartis sur 4 claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 30 notes.

Le mobilier en bronze du chœur, maître-autel, siège de présidence et le baptistère placé au pied de la Rosace, furent réalisés par deux artistes, Arcabas et son fils Etienne durant les années 1991 et 1993. Désormais, la statue de Notre-Dame de la Grand' Porte, veille sur la vieille Cathédrale.

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