L'évêché de Saint-Malo (1146-1790)
Evêques
Episcopat
Sacre
Evêques
Episcopat
Sacre
Jean de Châtillon † 01 février 1163 1098-1163 1146-1163 1144 Jacques d'Espinay-Durestal † janvier 1482 1423-1482 1450 1450
Albert ou Aubert † 05 juillet 1184   1163-1184 1163 Jean L'Espervier † 1486   1450-1486 1439
Pierre Giraud ou Géraud † 11 septembre 1218   1184-1218 1185 Pierre de Montfort de Laval † 14 août 1493   1486-1493 1472
Raoul ou Rodulphe † 08 octobre 1230   1219-1230 1218 Guillaume Briçonnet † 14 décembre 1514 1445-1514 1493-1513 1493
Geoffroi de Pontual † 17 septembre 1259   1231-1255 1231 Denis Briçonnet † 15 décembre 1535 1479-1535 1513-1535 1512
Nicolas de Flac † 11 octobre 1262   1254-1262   François Bohier † 29 août 1569   1535-1569 1535
Simon de Cliçon ou Clisson † 03 février 1286   1264-1286 1264 Guillaume Ruzé † 28 septembre 1587   1570-1572 1570
Robert du Pont † 1309   1287-1309   François Thomé † 17 février 1591   1573-1586 1573
Raoul Rousselet † 16 octobre 1323   1310-1317 1310 Charles de Bourgneuf † 17 juillet 1617   1586-1596 1586
Alain Gonthier † 1335   1318-1333 1317 Jean du Bec † 20 janvier 1610 1540-1610 1598-1610 1596
Yves le Prévôt de Bois Boëssel † août 1348   1333-1348 1327 Guillaume le Gouverneur † 25 juin 1630 1573-1630 1610-1630 1611
Guillaume Mahé † 20 mars 1349   1348-1349 1348 Achille de Harlay de Sancy † 26 novembre 1646   1631-1644 1631
Pierre Benoît ou de Guémené † 1363   1349-1359 1349 Ferdinand de Neufville † 02 janvier 1690 1608-1690 1644-1657 1644
Guillaume Poulart † 17 septembre 1384 1329-1384 1359-1374 1357 François de Villemontée † octobre 1670 1598-1670 1658-1670 1657
Josselin de Rohan † 21 mars 1388   1375-1389 1375 Sébastien de Guémadeuc † 04 mars 1702 1626-1702 1671-1702 1670
Robert de la Motte d'Acigné † 05 août 1423   1389-1423 1389 Vincent-François des Maretz † 25 septembre 1739 1657-1739 1702-1739 1702
Guillaume de Montfort † 27 septembre 1432   1423-1432 1423 Jean-Joseph de Fogasses † 25 janvier 1767 1704-1767 1739-1767 1740
Amaury de la Motte d'Acigné † 06 août 1434   1432-1434 1409 Antoine-Joseph des Laurents † 15 octobre 1785 1713-1785 1767-1785 1767
Pierre Piédru † 24 novembre 1449   1435-1449 1430 Gabriel Cortois de Pressigny † 02 mai 1823 1745-1823 1785-1790 1786
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Phillipe de Bouchalampe     1263   Octavien de Marillac Michel de Paris † 31 juillet 1631   1630  
Louis Aleman † 16 septembre 1450     1434 Siméon L'Archant de Grimouville † 20 septembre 1821   1817  

La cité d'AlethLa ville d' Aleth, située sur un promontoire au pied de la Rance était du temps de Jules César, la capitale des peuples qui habitaient la contrée.

La ville d'Aleth, l'une des plus fortes places de l' Armorique Gauloise, n'avait d'abord été qu'un hameau et s'appelait en langage du temps Gwic ou Wic Aleth, ce qui équivaut en latin à Vicus Alethi ou Vicus Alethensis et en français, à Bourg ou Bourgade d'Aleth.

Sa position avantageuse sur la rive droite de la Rance et près de son embouchure, jointe à l'industrieuse activité de ses habitants, ne tarda pas à lui donner une telle importance, que le Bourg d'Aleth fut mis au rang des cités Armoricaines, et devint le chef-lieu d'une des dix tribus qui occupaient cette extrémité occidentale des Gaules.

Depuis cet accroissement de puissance, Gwic Aleth ne fut connu que sous la dénomination de ville ou cité d'Aleth. La cité d'Aleth finit ainsi par devenir la capitale d'une des tribus armoricaines gauloises. Aleth était probablement la capitale de la tribu des Curiosolites habitants du pays de Quimper.

Aleth fut, vers l' an 260 avant J-C, entourée d' une sorte de muraille, faite de poutres et de grosses pierres avec peut-être des tours de même style, semblable à celles que Jules César atteste avoir trouvé dans les autres cités gauloises environnantes.

Lors de l'évangélisation de l'Armorique, quand les apôtres qui en furent les premiers évêques, établirent les ressorts de leur administration religieuse, ils durent adopter les démarcations territoriales de l'administration civile, de même que les Romains, qui s'approprièrent les délimitations existantes. Ainsi, Aleth en tant que chef-lieu de tribus devint un évêché. Cette antique cité allait rester assujettie pendant plus de 400 ans à la domination romaine.

Saint-Maclou ou Malo ou Maclovius Gravure d'Adrien Collaert, vers 1560En 481, eut lieu l'avènement de Clovis à la couronne de France, et six ans après, le 29 mars 487, Malo ou Maclovius naquit dans la Cambrie (aujourd'hui le pays de Galles), Au milieu de la vallée de Llan-Carvan, au comté de Glamorgan, près de Cowbridge ou Dawele.

Son père était un seigneur appelé Went ou Gwent sa mère était tante ou proche de saint Samson et de saint Magloire.

L'achèvement de son éducation fut confié à l' abbé Brandan qui l'avait baptisé. Quand Malo (en latin Maclovius et en Français Maclou dont on fait Malo) fut en âge de recevoir la tonsure monacale et les ordres, il séance dans la carrière du bien et édifia la contrée.

Tombeau de Jean de ChâtillonC'est en l'an 538 que Maclovius aborda l'île Harbour où se trouvait le port principal d' Aleth, accompagné de Brandan, son ancien maître, deux autres religieux Rivan et Domnech, et de plusieurs autres personnes afin de se rendre directement auprès du vénérable Aaron.

A cette époque Aleth était fréquentée par les navigateurs et les commerçants étrangers, la dépravation des moeurs y était portée à son comble.

Cette situation conduit Maclovius à évangéliser, sans tarder, les infidèles du lieu. Hoël 1er, ayant reconnu le mérite de Maclovius le fait proclamer, en 541, évêque fixe de l'église d'Aleth. Deux ans plus tard en 543 Aaron termina paisiblement ses jours sur son rocher.

Maclovius ne se doutait pas, avant de finir ses jours le 16 novembre 565, que moins de 600 ans plus tard Jean de Châtillon allait quitter Aleth pour occuper le rocher et le faire prospérer pour devenir Saint-Malo.

Les Evêques
Episcopat
Date de sacrement

Jean de Châtillon fut Chanoine régulier de l'Abbaye de Bourgmoyen à Blois. Vers 1130, il fut fait Abbé de Sainte-Croix de Guinganp. Il est aussi connu sous le nom de Bienheureux Jean de la Grille qui lui est resté du grillage en fer qui cernait son tombeau. Il a succédé fin de l'an 1143 à Donoald ou Donoal qui fut le dernier évêque d' Aleth. A partir de cette époque Jean de Châtillon entreprit de transférer le siège épiscopal d'Aleth vers le rocher d' Aaron où la ville de Saint-Malo commençait à se former. Il fut appelé à Rome, par le Pape Eugène III, en 1144 puis, réalisa le transfert de l'évêché en 1146 qui, le 16 août 1152, fut confirmé par les bulles pontificales d'Eugène III. En 1156, Jean de Châtillon consacre l'église abbatiale de Saint-Jacques de Montfort et, en 1157, il est approuvé par le pape Adrien IV sur sa décision de doter son diocèse d'un Chapitre régulier. En 1158, il assista à la consécration de Saint-Jullien du Mans, puis, en 1161, il décide de doter la ville d'un établissement dans lequel serait enseigné la religion ainsi que les lettres. Il confie cette charge aux chanoines qui éduquent les jeunes malouins dans le cloître de la Cathédrale. En 1162, il souscrivit au Concile de Montpellier. C'est durant l'épiscopat de Jean de Châtillon que la nouvelle église Cathédrale fut édifiée, à l'emplacement et en remplacement de celle datant du VIIem siècle et celle relevée au IXem siècle qui était dédié à Saint-Vincent-de-Saragosse. Il reste de cette période une partie du cloître, la nef, la croisée du transept et une travée de chacun des bras Nord et Sud.

Jean de Châtillon sera canonisé par le Pape Léon X en septembre 1517 ce qui autorisait à célébrer chaque 1er février la fête de Saint-Jean-de-la-Grille. En 1799, l'Abbé Manet, Doyen du Chapitre fit sauver, en les dissimulant, des reliques, de Jean de Châtillon, qui avaient échappées à la profanation des révolutionnaires. Après le désastre d'août 1944, dans les décombres, sous le maître-autel, est mis à jour, le 31 août 1945, l'ancien sarcophage de granit datant de 1163. Les ossements de l'Evêques en furent extraits puis conservés jusqu'en 1974 année où il furent, le 03 février, lors d'une cérémonie Présidée par le Cardinal Gouyon, replacés dans le tombeau restauré. Celui-ci a été placé dans le chœur de la cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo, à son emplacement primitif, sous la troisième arcade côté Nord. La grille qui entourait initialement le tombeau n'a pas été reconstruite.

1163 et inhumé, 1er février de la même année, dans un sarcophage de granit, placé dans le sanctuaire de la Cathédrale de Saint-Malo sous l'arcade la plus voisine du maître-autel du côté de l'évangile. Le pourtour de son tombeau fut clos d'un grillage de fer. Ce tombeau n'existe plus et en 1839, les reliques qu'il renfermait ont été placées sous l'autel principal de l'église de Saint-Malo.

1146 à 1163
Nommé Evêque d'Aleth en 1144 il reçu la consécration à Rome.

Albert ou Aubert fut Doyen du Chapitre de Saint-Malo. En 1164, il donna l' Eglise Notre-Dame-de-Becherel à l'Abbaye de Marmoutiers. En 1166, il mit d'accord les moines du Mont-Saint-Michel et le recteur de Saint-Méloir. En 1178, il dut arbitrer entre les Abbés du Mont-Saint-Michel et de la Luzerne en Normandie. En 1180, il réconcilia l'Abbé de Montfort et les religieuses de Thélouet. Il fit durant son épiscopat achever la clôture de la ville, par des remparts.

03 ou 05 juillet 1184

1163 à 1184
Nommé en 1163 et sacré par Josse, Archevêque de Tours.

Pierre Giraud ou Géraud fut Chanoine de Rennes. Dans son diocèse, il favorisa les religieux de Saint-Melaine et ceux de Marmoutiers. En 1197, Il fit accepter, par la Duchesse Constance, que la ville de Saint-Malo soit doter d'un marché tous les vendredis. Il prit, en 1216 en se rendant en Languedoc, une part active à la croisade contre les Albigeois.

11 septembre 1218

1182 à 1218
Nommé Evêque de Saint-Malo en 1184 et sacré en 1185.

Raoul ou Rodulphe II fut Archidiacre de Porhoët régla en 1219, avec son Chapitre, divers questions litigieuses. En 1225, il assista à la dédicace de l'église abbatiale de Villeneuve. Un acte de l'Abbaye de la Vieuville, datée de 1226, indique que Raoul, prit la croix contre les Albigeois et confirma, avant son départ l'ensemble des biens de ce monastère.

08 octobre 1230

1219 à 1230
Nommé début 1219

Geoffroi de Pontual issu de la famille des seigneurs de Pontual, transigea, en 1231, pour les dîmes de la paroisse de Broons. Le 26 juin 1234, le Pape Grégoire IX écrivait à l'Evêque d'Orléans afin de faire loger en les Monastères de la province de Rouen l'Evêque et le Chapitre de Saint-Malo, car Geoffroi de Pontual devait, cette année là, s'exiler en Normandie à la suite des actions de Pierre 1er Mauclerc de Dreux qui occupait militairement la ville de Saint-Malo et pillait ses églises. Le 10 avril 1240, Geoffroi de Pontual institue la Confrérie Saint-Jean-Baptiste dans le chœur de la Cathédrale de Saint-Malo. En 1236 il serait rentré en Bretagne où il confirma les donations faites à l'Abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. En 1252, il est à l'origine de la création de l'hôpital de l'hôtel-dieu qui alors était près la chapelle Saint-Thomas au lieu-dit la "Licorne", et qui fut transféré à côté de la chapelle Saint-Sauveur en 1605. Il fit également dotée la Cathédrale d'un chœur dans le style gothique normand. En 1254, il fit un voyage à Rome où, il se démit, lassé de défendre les Evêques Bretons contre Jean 1er dit le "Roux" Duc de Bretagne.

17 septembre 1259

1231 à 1255
Nommé début 1231

Nicolas de Flac Chanoine du Mans et Archidiacre de l'église de Rouen. En 1260 il écrivit une lettre-circulaire à l'ensemble des Evêques de Bretagne et les invita à former une Ligue contre Jean 1er dit le "Roux" Duc de Bretagne irrespectueux de leurs droits et posséssions.

11 octobre 1262

1255 à 1262
Nommé en 1254

Philippe de Bouchalampe Abbé de Clairaux fut nommé par le pape Urbain IV mais n'accepta pas la dignité d'Evêque.

1263
Nommé le 18 octobre 1263 par Urbain IV.

Simon de Cliçon ou Clisson Prieur des Dominicains de Paris fut nommé Evêque par le Pape Urbain IV à la suite du refus de Philippe de Bouchalampe.

3 février 1285 et fut inhumé dans le chœur de l'église des Dominicains de Dinan.

1264 à 1286
Nommé début 1264, par Urbain IV et sacré par l'Archevêque de Tours fin juin 1264.

Robert du Pont frère du Baron Geoffroy du Pont ( Pont-l'Abbé). En 1287, il transigea avec Jean du Plessis pour les dîmes de Ploubalay. En 1291, il assista à l'élection de Renaud de Montbason, Archevêque de Tours. Il fut un partisan des Evêques rassemblés par le roi de France Philippe IV le Bel, en 1302, contre le Pape Boniface VIII dont il approuva la sentence portée contre ce Souverain-Pontife, ce qui, en 1304, lui rapporta, de la part du roi et en récompense, quelques immunitées cléricales. En 1308, il fut chargé par le Pape Clément V d'informer juridiquement l'ensemble de son diocèse des erreurs et crimes dont on accusait les Templiers.

1309

1287 à 1309
Nommé Evêque de Saint-Malo en 1287.

Raoul Rousselet issu de la famille des seigneurs de Limoëlan, paroisse de Sévignac. Il était Clerc et Conseiller du roi Philippe IV le Bel. En 1312, il transigea pour les dîmes de Montauban avec le seigneur du lieu. En 1314, il mit d'accord le Chapitre de Rennes et l'Abbaye de Paimpont. Pair de France en 1317, il est appelé, à Paris, par Philippe V le Long pour juger Robert, Comte de Flandre. Il dut, par la suite apaiser le différent qui existait entre Isabelle de Castille, Duchesse de Bretagne, et Guy de Bretagne. Il se rendit ensuite, avec le Comte de Forez, en Languedoc afin de réformer cette province et corriger les excès des gens de justice. Il fut l'exécuteur testamentaire du roi Philippe V le Long auquel, le 30 octobre 1316, en l'église de Saint-Denis, il remettait l'oriflamme de Régent afin de lutter contre Robert d'Artois. Il a également fondé dans le collège de Laon à Paris deux bourses pour des étudiants en théologie.

16 octobre 1323

1310 à 1317
Nommé Evêque de Saint-Malo début 1310 puis transféré à Laon en 1317.

Alain Gonthier natif de Quimper fut Docteur en Théologie et Professeur à l'Université de Paris, Chanoine de Saint-Quentin et Grand-Maître au collège de Navarre. Ce prélat, exposa au concile de Saumur, en 1319, que de toutes les Cathédrales de la province, celle de Saint-Malo était la seule qui eut un chapitre de chanoines réguliers depuis Jean de Châtillon et que celui-ci devait être sécularisé. La sécularisation du chapitre lui fut accordée par les bulles pontificales de Jean XXII, datée du 27 octobre 1319.

Quimper en 1335.

1318 à 1333
Nommé Evêque de Saint-Malo le 17 juin 1317 Il permuta en janvier 1333 avec l'évêque de Quimper Yves Le Prévôt.

Yves Le Prévôt, sieur de Bois-Boëssel est issu de la famille des seigneurs de Bois-Boëssel, prévôts féodaux héréditaires de l'Evêché de Saint-Brieuc. Il fut Chantre puis Chanoine de la Cathédrale de cette ville. Il fut conseiller du Duc Jean III et 1336, il Préside aux Enquêtes dans la tenue du Parlement de Paris en 1336. En 1347, il transigea avec son Chapitre pour deux chapellenies fondées par ses prédécesseurs Raoul Rousselet et Alain Gonthier. Le 29 août 1348, peu avant son décès, il autorisa la publication des nouveaux Statuts de la confrérie de Saint-Jean-Baptiste, ou des hommes blancs.

Fin août 1348

1333 à 1348
Nommé Evêque de Tréguier en 1327 puis transféré à Evêché de Quimper en 1330 il permuta, avec Alain Gonthier, pour Saint-Malo en janvier 1333.

Guillaume Mahé ou Mathieu fut Chanoine de Rennes. Il Présida la Chambre des Enquêtes à Paris.

20 mars 1349

1348 à 1349
Nommé Evêque de Saint-Malo le 19 novembre 1348.

Pierre Benoît ou Pierre de Guéméné En 1350, il tint un synode, dans lequel il publia plusieurs Statuts que l'on conservaient manuscrits dans l'Abbaye de Painpont. Cet ouvrage se trouvait à la fin du martyrologue et portait comme titre "liber officiorum". On pouvait y lire la défense faite aux clercs de son diocèse de porter la barbe longue ainsi que des moustaches tombantes. Ensuite il se rendit à Paris, où il Présida la Chambre des Enquêtes. Il institua la quête des défunts afin d'organiser, chaque Lundi, la célébration d'un service funèbre en l'église paroissiale.

Rennes en 1363.

1349 à 1359
Nommé Evêque de Léon en 1328 transféré à Saint-Malo le 14 juillet 1349, ensuite il se démit afin de permuter pour Rennes en avec Guillaume Poulart en 1359.

Guillaume Poulart ou Guillaume Gibon né en 1329 de Pierre Poulart, seigneur de Kergoalen, trésorier de la Duchesse Jeanne de Penthièvre, et de Constance de Kerraoul. Mais, il semblerait que Guillaume Poulart ne soit en réalité Guillaume Gibon fils de Simon Gibon, seigneur de Grisso, époux de Gervaise de Coesmes. Il fut Chanoine de Saint-Brieuc. Il assista au Concile provincial d'Angers en 1365 et la même année, en accord, avec le Chapitre de la Cathédrale if signa un traité avec Jean de Monfort, Duc de Bretagne, pour la levée des droits sur les marchandises dans le port de Saint-Malo. Il abdiqua le 17 novembre 1374.

La résignation de Guillaume Poulart aurait conduit, selon Ogé, un certain Geffroy de Pargaz à faire serment au Duc Jean de Montfort, le 04 février 1374, pour l'Evêché de Saint-Malo. Or, selon l'abbé Manet, ce Geffroy de Pargaz qui n'était qu'un simple Laïque, s'il a bien fait serment au Duc, il ne l'a pas fait en tant qu'Evêque mais en qualité de Capitaine de Jugon.

Rennes le 17 septembre1384 et inhumé dans l'église conventuelle de Rennes, sous un tombeau arcade, pratiqué dans la muraille du côté de l'évangile, orné de tous les attributs épiscopaux et des armoiries de la famille de Gibon.

1359 à 1374
Nommé Evêque de Rennes en juin 1357 alors qu'il n'a que 28 ans, le Pape Innocent VI lui fera une dispense d'âge en juillet de la même année. Il sera transféré à Saint-Malo en février 1359.

Josselin de Rohan fils d'Olivier, vicomte de Rohan, et d'Aliette de Rochefort, sa première épouse, ou de Jeanne de Léon sa seconde. Il fut Prieur de Saint-Lazare de Montfort et Chanoine de Saint-Malo. Il refusa le serment de fidélité au Duc Jean IV de Bretagne, estimant ne dépendre que du Saint Siège. Bien que protégé par Charles V, roi de France, il ne put empêcher, malgré les menaces d'excommunication qu'il proféra envers le Duc Jean IV, la saisie temporelle de son évêché par celui-ci. Il dut, à la demande d'Urbain VI, conclure, en 1384, un traité de paix avec le Duc de Bretagne.

21 mars 1388 et fut inhumé dans la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, du côté de l'épître.

1375 à 1389
Nommé à Saint-Malo par les Bulles Pontificales de Urbain VI le 7 juillet 1375.

Robert de la Motte d'Acigné issu de la famille des seigneurs de Bossac et de la Thébaudaye, paroisse de Pipriac. Il lutta contre le Duc Jean IV de Bretagne afin de conserver les libertés Malouines, ce qui lui valut la saisie de son temporel. C'est sous son épiscopat qu'en 1394 le Pape d'Avignon Clément VII céda au roi Charles VI le fou la souveraineté de Saint-Malo. Il tint plusieurs Synodes, dont les principaux furent ceux de 1402 et de 1406. Le 20 mai 1420, il permit à l'un de ses prêtres, Raoul Boisserel, d'aller vivre seul sur l'île de Cézembre. Le lundi 10 juin 1422, jour de sainte Marguerite, débutèrent les travaux du pinacle et ceux de la surélévation de la tour du clocher de la Cathédrale de Saint-Malo dont la hauteur dépassait, de peu, les voûtes du chœur.

5 août 1423 et inhumé dans le tombeau situé sous les sièges des officiants de la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.

1389 à 1423
Nommé à Saint-Malo par les Bulles Pontificales de Urbain VI et sacré en 1389. Il fit sa soumission apostolique le 08 janvier 1390.

Guillaume de Montfort fils de Raoul, seigneur de Montfort et de Gaël "dit le Cardinal de Montfort", et d'Isabeau de la Roche-Bernard, dame de Lodéac, naquit à Dinan. Il fut Pro notaire apostolique et Archidiacre de Dinan. Martin V lui proposa successivement les Evêchés de Saint-Brieuc en 1424, et de Dol en 1430; ce dont Guillaume de Montfort a refusé préférant rester à Saint-Malo. Il s'opposa, le 29 mai 1424, au Duc Jean V de Bretagne lors de la construction du Grand Donjon du Château de Saint-Malo en "jetant le caillou". Il affirmait ainsi ses droits souverains sur le terrain que s'était approprié le Duc. Le lundi 07 janvier 1431, débutait la construction de la Chapelle de Saint-Aaron. Le Pape Martin V le chargea le 23 avril 1431, de rompre le mariage de Louis, fils du roi de Sicile avec la Princesse Isabeau de Bretagne. Peu de temps avant son décès il fut nommé Cardinal de sainte Anastasie le 16 janvier 1432, par le Pape Eugène IV. Ayant appris le décès de Guillaume de Montfort, le Chapitre de Saint-Malo décida d'élire l' Abbé de Beaulieu, Guillaume Boutier comme Evêque de Saint-Malo mais il ne fut pas accepté par Eugène IV.

Sienne le 27 septembre 1432 et inhumé dans l'église des Cordeliers de cette ville.

1423 à 1432
Nommé Evêque de Saint-Malo le 13 octobre 1423 par Bulles Pontificales de Martin V.

Amaury de la Motte d' Acigné frère cadet de Robert de la Motte d' Acigné. Il fut Doyen du Chapitre de Saint-Malo.

6 août 1434 et inhumé dans le même tombeau que son frère, sous les sièges des officiants de la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.

1432 à 1434
Nommé Evêque de Vannes en 1409, puis transféré à Saint-Malo le 1er novembre 1432 par Bulles Pontificales d'Eugène IV.

Louis Aleman fils de Jean Aleman, seigneur d'Arbent et de Montgefond, et de Marie de Châtillon-en-Michaille est né au château familial d'Arbent en 1380 ou 1381. Il est le neveu de François de Conzié, Archevêque de Narbonne qui, dans le même temps, était camerlingue. La vie de Louis Aleman fut très boulversée par les conflits des prétendants à la Papauté qui déchiraient l'Eglise durant le grand schisme d'Occident. Rappelons que durant cette période Jean XXIII fut déposé, Grégoire XII à abdiqué et qu'Eugène IV fut lui aussi déposé le 25 juin 1439. Louis Aleman vécu ces évenements près de son oncle qui l'emmena à Avignon où il résidait. Là il devint docteur en droit puis est devenu une personnalité importante au sein de l'Eglise pour, enfin, prendre la tête du Concile de Bâle qui s'opposait à Eugène IV. Après la déposition d'Engène IV en juin 1439, le conclave s'ouvrit le 30 octobre suivant et finalement nomma l'antipape Amédée VIII, duc de Savoie.

Albert Le Grand, mentionne Louis Aleman comme évêque de Saint-Malo en 1434 dans le catalogue chronologique des évêques d'Aleth et de Saint-Malo, mais le pouillé historique de Rennes ne le précise pas. Pourquoi ? Malgré ses différents avec Eugène IV, Louis Aleman sera, le 3 août 1527, béatifié par Clément VII.

16 septembre 1450

1434
Nommé Evêque de Maguelonne en 1418, par le pape Martin V puis, en 1423 il est nommé archevêque d'Arles mais ne prend possession de son archevêché que le 16 mai 1424 pour être ensuite sacré par Martin V à Mantoue le 20 novembre 1424. En 1426, il est promu cardinal prieur de Sainte Cécile de Rome et aurait, par la suite, été nommé évêque de Saint-Malo en 1434.

Pierre Piédru ou Predou fils de Guillaume Piédru, bourgeois de Nantes, et de Jeanne Mauléon fut Chanoine de Saint-Malo, de Dol et Notre-Dame de Nantes, puis Chantre de la Cathédrale de cette dernière ville. Il fut Conseiller du Duc Jean V de Bretagne et son député au Concile de Bâle en 1434. Il souscrivit au Concile d'Angers en 1448 et publia cette même année des Statuts diocésains.

24 novembre 1449

1435 à 1449
Nommé Evêque de Tréguier en 1430 puis transféré, par Bulles Pontificales d'Eugène IV, à Saint-Malo le 27 août 1435.

Jacques d'Espinay-Durestal né en 1423 de Robert d'Espinay, seigneur d'Espinay, en Champeaux, Grand Maître de l'Hôtel Ducal, et de Marguerite de la Courbe. A l'âge de 19 ans Jacques reçu l'Archidiaconé de Rennes en 1442 puis devint protonotaire apostolique en 1445. Le 18 mars 1450, Robert de la Rivière, Evêque de Rennes décédait et Jacques passa ainsi au siège de Rennes. Il ne fut jamais accepté par le Duc Pierre II malgré le courrier, du 1er janvier 1451, de Nicolas V qui justifiait Jacques d'Espinay. Le Duc qui accusait d'Espinay d'avoir fomenté la division dans sa famille et d'avoir pris part à la mort du Prince Gilles de Bretagne, voulait que Jean de Coëtquis préssentit un temps pour Saint-Malo resta à Rennes. Jean de Coëtquis décédait le 23 septembre 1464 et Jacques d'Espinay faisait, de force, son entrée solennelle à Rennes le 10 avril 1454. Ensuite, il fut victime des intrigues organisées contre lui par Pierre Landais, nommé Trésorier et Receveur général de Bretagne en 1460, favori du Duc François II, pour avoir été son premier valet de chambre. Un procès criminel lui fut intenté à l'Evêque et il fut suspendu de ses fonctions épiscopales en octobre 1481. Il fut saisi dans son Manoir de Bruz et conduit en prison. Il ne supporta pas tous ces affronts et mourut en prison, avant d'être jugé, au mois de janvier 1482. Après la mort de Landais en 1485, Guy 1er, seigneur d'Espinay et neveu de Jacques obtint la réhabilitation de son oncle. Ainsi sa mémoire fut remise en honneur et son innocence reconnue et vérifiée judiciairement, en Conseil d'Etat du Duc de Bretagne François II, le 20 décembre 1485.

Pierre Landais (1430-1485)

Homme politique et fils d'un important marchand drapier breton, d'abord premier valet de chambre de François II, devient Trésorier et Receveur général de Bretagne en 1460. Il est accusé de crime à l'égard du chancelier de Bretagne, Guillaume Chauvin arrêté et mis en prison en 1481 où il décédera trois ans plus tard. Jugé techniquement et politiquement puis condamné, Pierre landais sera pendu le 19 juillet 1485 en prairie de Biesse à Nantes.

En prison fin janvier 1482 et inhumé dans l'église collégiale de Champeaux, d'où sont tombeau à disparu.

1450
Nommé Evêque de Saint-Malo le 7 janvier 1450 par le Pape Nicolas V, et sacré à Tours. Il fut transféré par bulles pontificales datées du 04 mars de la même année sur le siège de Rennes.

Jean L'Espervier issu d'une famille noble qui possédait Launay, en Chantenay, et le Plessix-Raffray en Domagné. Il fit ses études à Nantes et devint Chanoine, puis Chefcier de la Collégiale de Notre-Dame de Nantes. Ensuite il fut Pro notaire Apostolique, Chancelier et Aumônier du Duc de Bretagne. En 1453 et 1454, il travailla, sur l'ordre du Pape Nicolas V , aux informations préliminaires de la canonisation de "Saint-Vincent Ferrier". En 1459, il fut, par le Duc de Bretagne, nommé Ambassadeur à Rome afin de porter au Pape Pie II l'acte d'obéissance filiale du Duc François II. Durant cette députation il convint, en 1460, le souverain pontife de l'érection de l'université de Nantes, et reçut le titre de référendaire et d'assistant au trône pontifical. En 1466, il fut l'un des ambassadeurs du Duc François II auprès du roi Edouard IV afin de régler la paix entre la Bretagne et l'Angleterre. En 1469, il permit aux cordeliers de l'étroite observance de construire un couvent sur l'île de Cézembre. Ce couvent a subsisté jusqu' au 27 novembre 1693 ou il fut incendié par les Anglais avant d'envoyer sur Saint-Malo la "machine infernale". En 1474, il fut fait Président de la chambre des comptes à la place de Vincent de Kerleau, Evêque de Léon. L'ensemble des différentes fonctions qu'il eut à occuper l'obligèrent à se faire suppléer par Yves Glen ou Le Blanc, originaire de Malestroit, Chanoine de Saint-Malo et de Dol et aussi Evêque de Dromore en Irlande qui plus tard suppléera aussi Pierre de Montfort de Laval.

Premier semestre 1486

1450 à 1486
Nommé Evêque de Saint-Brieuc en 1439 et transféré à Saint-Malo le 15 juillet 1450 il en fit l'aveu à Pierre II Duc de Bretagne dit "le simple" en 1451.

Pierre de Montfort de Laval fils de Gui XIV, Comte de Laval, et d'Isabeau de Bretagne. Il fut Doyen de l'église d'Angers, puis Abbé commendataire des Abbayes de Saint-Aubin et de Saint-Nicolas en cette ville. Résidant le plus souvent à Angers, il se fit suppléer par Yves Glen ou Le Blanc, originaire de Malestroit, Chanoine de Saint-Malo et de Dol et aussi Evêque de Dromore en Irlande après que le pape Innocent VIII lui permit de posséder en commende l' Evêché de Saint-Malo. Il possédait aussi les Abbayes de Saint-Méen et de Saint-Michel en l'Herm. Il ne vint que rarement à Saint-Malo. Sa sœur Jeanne de Laval qui était Reine de Jérusalem et de Sicile et Duchesse d'Anjou fut son exécutrice testamentaire. En tant qu'Archevêque de Reims, il sacra le roi Charles VIII en 1484.

Angers chez sa sœur Jeanne de Laval le 14 août 1493 et inhumé devant le Maître-autel de l'église abbatiale de Saint-Aubin d'Angers. Son cœur fut porté à l'Abbaye de Saint-Nicolas de la même ville.

1486 à 1493
Nommé d'abord en 1472 Evêque de Saint-Brieuc, il devient, en 1473, Archevêque de Reims en conservant Saint-Brieuc. Ensuite le pape Innocent VIII lui donne en commende Saint-Malo et en fit l'aveu à François II Duc de Bretagne le 19 septembre 1486.

Guillaume Briçonnet né en 1445 de Jean Briçonnet, seigneur de Varennes, trésorier de l'Epargne, et de Jeanne Berthelot. Il fut seigneur du Plessix-Rideau en Touraine et épousa Raoulette-de-Beaune dont il eut plusieurs enfants tel Jean Briçonnet (2), Président en la chambre des Comptes à Paris, puis Guillaume (2) Evêque de Meaux, et Denis Evêque cumulativement de Toulon, Saint-Malo et Lodève. Il a été général des Finances du Languedoc avant de perdre son épouse, ce qui le poussa à devenir prêtre et Chanoine de Saint-Martin de Tours. Conseillé du roi Charles VIII dit "l'affable" il fut également durant son épiscopat surintendant des Finances. Après que Charles VIII, sous semble t'il les conseils de Briçonnet, ce fut, le 13 mars 1494, approprié le titre de roi de Naples, Guillaume Briçonnet accompagne, le 31 décembre 1494, le roi à Rome afin de rencontrer le pape Alexandre VI. En 1497, à la suite du décès de son frère Robert, Archevêque de Reims, il prend, alors le siège devenu vacant puis le quitte pour celui de Narbonne en 1507 tout ceci en conservant son siège à Saint-Malo. Le 27 mai 1498, il sacre Louis XII à Reims. De 1511 à 1513, il fut rayé du nombre des Cardinaux. Il se démet de ses fonctions le 18 avril 1513 au profit de son fils Denis.

Il semblerait que ce fut ce Guillaume Briçonnet qui composa l'un des premiers recueils de prières connus sous le nom de "Livres d'Heures".

14 décembre 1514 et inhumé dans son église de Narbonne dans un tombeau de marbre blanc et noir.

1493 à 1513
Nommé, par Charles VIII, Evêque de Nîmes, Evêque de Toulon puis transféré Evêque de Saint-Malo le 10 octobre 1493. Le Pape Alexandre VI le fit, le 16 janvier 1495, Cardinal Prêtre de Sainte-Potentienne et Guillaume Briçonnet, prit à cette occasion le titre de Cardinal de Saint-Malo. Tombé en disgrâce, le Pape Jules II le dégrade de son siège de Cardinal en 1511, mais Léon X le rétablit le 07 avril 1513 en lui donnant ce jour l'Evêché de Préneste.

Denis Briçonnet né en 1479 et fils de Guillaume Briçonnet seigneur du Plessix-Rideau, et de Raoulette de Beaune. Il fut Abbé de Saint-Paul de Cormery, en Touraine et de Saint-Martin de Reims ensuite, Doyen de Tarascon. En 1497 il est cumulativement Archidiacre de Reims et d'Avignon. Par la suite, il devient Chanoine de Saint-Malo le 1er novembre 1502 et il sera aussi, dans le Poitou, Prieur de Coussay-en-Mirebalais dont le Prieuré dépend de Cormery. Il se voit confié en 1517, par le roi François 1er, une Ambassade extraordinaire à Rome où, il y restera durant trois années puis, rentrera le 24 septembre 1520. Au cours de ce mandat, il obtient de Léon X, en septembre 1517, la béatitude solennelle de Jean de Châtillon qui ainsi était inscrit sur la liste des bienheureux. Le 10 avril 1518, il fait paraître L'instruction des curez qui comprend les statuts synodaux de 1515 imprimée à Nantes par Jean Baudouyn. Cette parution est probablement la première portant date et nom d'imprimeur concernant la ville de Saint-Malo. Il fut l'un des artisans, en 1532 année où le Dauphin fut sacré François III Duc de Bretagne, de la réunion de la France et de la Bretagne. Il se retira dans son Abbaye de Cormery, au profit de François Bohier son neveu, devenu son coadjuteur, le 31 décembre 1534.

Après son retour de Rome, il fait, dans l'Abbaye de Cormery, totalement remanié le logis abbatial avec un appentis à colombage, une tourelle d'escalier hexagonale, puis battit à l'ouest des bâtiments conventuels. Par la suite, le Prieuré reviendra aux Du Plessis, seigneurs de Richelieu. Le cardinal de Richelieu né Armand Jean Du Plessis y viendra séjourner plusieurs fois entre 1609 et 1618.

Abbaye de Cormery-en-Touraine le 15 décembre 1535.

1513 à 1535
Nommé Evêque de Toulon en 1512, par le roi Louis XII, à la suite de la résignation de son père, il y fit son entrée solennelle le 1er février de cette même année. Evêque de Saint-Malo le 18 avril 1513, et où il fera son entrée solennelle le 18 août 1515 à son retour du concile général de Latran V dix-huitième concile œcuménique qui dura de 1512 à 1517 et qui fut successivement présidé par les papes Jules II et Léon X. Denis Briçonnet, sera aussi nommé Evêque de Lodève en 1516.

François Bohier fils de Thomas Bohier, Baron de Saint-Cirques, en Auvergne et Seigneur de Chenonceaux, en Touraine, et de Catherine Briçonnet, sœur le l'Evêque Denis Briçonnet. Il était le frère de Gilles Bohier qui fut Evêque d'Agde, et d'Antoine Bohier Gouverneur de Touraine. Il a été le Doyen de la Cathédrale de Tour, prévôt de Normandie dans la Cathédrale de Chartes, Abbé de Bernay, conseiller et aumônier ordinaire du roi François 1er. En 1538, il est envoyé par le roi comme Ambassadeur près des Princes protestants d'Allemagne afin de tenter un rapprochement entre les deux ligues Catholico Protestantes. Il participa au concile de Trente convoqué par Paul III en 1542 et qui débuta le 13 décembre 1545 dans lequel, il combattit la doctrine nouvelle. Il assiste aussi au Colloque de Poissy réuni en 1561 par Catherine de Médicis et Michel de l' Hospital pour tenter un rapprochement entre les Catholiques et les Protestants. Il soutint un procès à la cour des Aides, à Paris, contre Pierre d'Assigné, commendataire du Prieuré Royal de Saint-Magloire à Léhon et du Prieuré de Combourg, qui se plaignait d'avoir été pressuré par la répartition générale d'impôts. L'Evêque fut condamné à restitution.

Château de Nazelles près Amboise le 29 août 1569. Dom Morice prétend que le décès eut lieu à Paris durant le mois de septembre et l'abbé Manet fin août.

1535 à 1569
Nommé, par François 1er, coadjuteur de Saint-Malo le 31 décembre 1534, il succéda à son oncle le 05 janvier 1535 jour ou il fit son serment de fidélité au roi.

Guillaume Ruzé petit fils de Guillaume Ruzé, Conseiller au Parlement, et de Catherine Briçonnet, fils d'un autre Guillaume Ruzé, seigneur de Beaulieu, Receveur Général des Finances en Touraine, et de Marie Testu. Son frère Martin était secrétaire d'Etat. Il enseigna la rhétorique et la philosophie dans le collège de Navarre et fut conseiller et confesseur des rois Henri II, Charles IX et Henri III. Dans le courant du mois de mai 1570 il accompagna le roi Charles IX lors de sa visite à Saint-Malo. Il se démit deux ans après, en 1572, au profit de François Thomé, en se réservant une pension de 5.000 livres sur les revenus de Saint-Malo.

Paris le 28 septembre 1587 où il a été inhumé en l'église Saint-Paul, dans l'enfeu de sa famille. Son cœur fut transporté et déposé dans la Cathédrale d'Angers.

1570 à 1572
Nommé Evêque de Saint-Malo par Charles IX en 1570. Il ne recevra pas le sacre et sera deux ans plus tard nommé par Charles IX Evêque d'Angers ou il sera sacré.

François Thomé Chanoine et Trésorier de Rennes, Abbé de la Vieuville et Prieur de Noyal-sur-Villaine. Il fut commis en 1575 pour travailler sur la réformation de la coutume de Bretagne. Il assista aux Etats Généraux de Blois qui se sont tenus du 06 décembre 1576 au 05 mars 1577. Il obtient de Henri III l'établissement des foires de Saint-Malo de Beignon et de Saint-Pierre de Beignon. Il se démit de ses fonctions à la fin de l'an 1586 puis vint résider à Saint-Malo de Beignon d'où il continua d'administrer le diocèse en qualité de Vicaire Général.

Saint-Malo de Beignon le 17 février 1591 et a été inhumé en l'église de Saint-Malo de Beignon. Sa dalle tumulaire est située à proximité du Maître-autel.

1573 à 1586
Reçut ses les bulles pontificales le 16 novembre 1573, prêta serment au roi le 03 février 1574 et fut sacré à Paris le 28 du même mois afin de prendre possession de son siège le 15 mars suivant.

Charles de Bourgneuf fils de René de Bourgneuf, Baron d'Orgères et seigneur de Cucé, près de Rennes, Président au Parlement de Bretagne, et de Louise Marquier, fille du seigneur de la Gailleule. Il fut tonsuré à Rennes le 28 mai 1575. Mgr de Gondy le fit, à Paris, Sous-diacre le 28 mars, Diacre le 23 mai et enfin ordonner Prêtre le 17 septembre 1587 soit neuf mois après avoir été nommé Evêque. Il dût se rendre à Rome afin de recevoir sa consécration épiscopale et ne revint à Saint-Malo que le 07 juillet 1590 sur "le Saint-Pierre", vaisseau commandé par Thomas Gravé qui arrivait de Civita-Vecchia. Dès qu'il mit pieds à terre, il fut assigné à résidence car victime de la révolte de ses diocésains qui le privèrent de l'exercice de ses fonctions épiscopales en l'accusant, en tant que fils de Président au Parlement de Rennes, de favoriser Henri IV. Il permuta, le 30 octobre 1596 avec Jean du Bec Evêque de Nantes et ne reçu, pour cet Evêché, ses bulles pontificales que le 31 août 1598. Il est, semble t'il, le principal organisateur de la rencontre, à Nantes, entre Henri IV et le Duc de Mercœur. Le 10 mai 1598, dimanche de la pentecôte, il donnait, à Rennes, la communion au monarque. Il devient en 1608 abbé de l'Abbaye de Beaulieu.

Chartres le 17 juillet 1617 et inhumé dans le chœur de l'église abbatiale de Saint-Pierre-en-Vallée près du tombeau de Saint-Fulbert.

1586 à 1596
Nommé, alors qu'il n'était pas encore Prêtre, Evêque de Saint-Malo le 06 décembre 1586 par Sixte V, et à la suite de la démission de François Thomé, Il ne prit possession de son siège par procureur que le 25 février 1587.

Jean du Bec ou Jehan Du Bec-Crespin est né en 1540 de Charles du Bec, Baron de Bourris, et de Marie de Cléry de Gousserville. Il est le neveu de Philippe du Bec Evêque de Nantes. Il voyagea en Egypte, en Palestine et dans le Levant. Il prit part aux guerres civiles qui ravageaient alors la France et fut blessé à Issoire. En 1577, après que son oncle lui donna ses lettres d'absolution pour son Protestantisme, il entra aussitôt dans les ordres et fut nommé abbé de Mortemer en Normandie, Doyen de Nantes puis Evêque de Saint-Malo et conseiller du roi. Le 21 octobre 1599, il tint un Synode à Saint-Malo de Dinan durant lequel furent publiées les bulles pontificales pour le grand jubilé de 1600 et décidé la réimpression, à Saint-Malo, du missel et du bréviaire du Diocèse. Son cœur et ses entrailles reposent dans l'enclos paroissial de Saint-Malo de Beignon. Il est l'auteur d'un ouvrage, "Histoire du Grand Tamerlanes" imprimé à Rouen pour la première fois en 1595 où il traite des Tartares et de leur célèbre héros Tamerlan, descendant de Gengis Khan, que les orientaux appellent "Timour-Long" et aussi d' une "Paraphrase sur le sens mystique et littéral des psaumes du roi et prophète David". Jehan Du Bec-Crespin est l'auteur d'un autre ouvrage publié en 1593 "Discours de l'Antagonisme du Chien et du Lièvre, ruses et propriétéz d'iceux".

Saint-Malo de Beignon le 20 janvier 1610 et inhumé dans la chœur de l'Abbaye de Mortemer.

1598 à 1610
Nommé, par Henri IV, en 1596 Evêque de Nantes en remplacement de son oncle transféré à Reims. Ensuite, et après sa permutation du 30 octobre 1596 pour Saint-Malo avec Charles de Bourgneuf il ne reçut ses bulles pontificales pour ce siège que le 18 septembre 1598 et fut sacré à Paris, dans la Chapelle de la Reine, le 14 mars 1599 par le Cardinal Pierre de Gondy, assisté des Evêques de Paris et de Maillezais. Il fit son entrée à Saint-Malo le 4 avril suivant.

Guillaume Le Gouverneur naquit à Saint-Malo le 12 juillet 1573, de Jean Gouverneur, sieur de Saint-Etienne, et de Gilette Crosnier. Il est l'unique malouin à être monter sur le siège épiscopal de la cité. A l'age de 8 ans, il fut, le 14 mars 1581, tonsuré à Saint-Malo puis, nommé chanoine de la Cathédrale, le 15 juillet 1588. Il fut député de Saint-Malo, aux Etats de Bretagne à Rennes, en 1596 et 1598. Nommé, par le roi Henri IV, Evêque de Saint-Malo le 29 janvier 1610 il ne recevait le sacrement que l'année suivante. En 1615, il fonda le couvent de la Victoire à Saint-Malo. En 1620 il publia de nouveaux Statuts Synodaux. Ce prélat est le fondateur des établissements des Ursulines en Bretagne, et a permit la venue des Bénédictins Anglais à Saint-Malo, des Dominicaines à Dinan ainsi que des Capucins à Saint-Servan. Il a fait don pour la Cathédrale Saint-Vincent d'une statue en argent contenant des reliques de Saint-Malo. Cette statue a disparue durant la Révolution.

Le Pouillé Historique de Rennes (1880) notamment, indique 1545 comme année de naissance. Il s'agit d'une erreur qui le confond avec son oncle Guillaume le Gouverneur fils de jean et de Jeanne de Serizay. (G. Fouqueron page 946 Tome2)

Saint-Malo le 25 juin 1630 et inhumé le 30 juin dans le chœur de la Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo.

1610 à 1630

Nommé Evêque le 22 janvier 1610 par Henri IV, il obtient ses bulles pontificales le 30 août suivant et fut sacré à Paris par le Cardinal de Joyeuse, Archevêque de Rouen, assisté de Charles Miron Evêque d'Angers, et Charles de Bourgneuf ancien Evêque de Saint-Malo et Evêque de Nantes, dans l'église de l'Assomption le 20 février 1611.

Octavien de Marillac ou Michel de Paris fils de Michel de Marillac, Surintendant des Finances et Gardes des Sceaux, et de Nicolle-Barbe de la Forterie, entre dans l'Etat Religieux en 1618 et devient Capucin et gardien du Couvent de Pontoise. Il refusa à plusieurs reprises l'Evêché de Saint-Malo. Le siège resta vacant et ne fut pourvu qu'après son décès.

Paris le 31 juillet 1631

1630

Nommé immédiatement Evêque de Saint-Malo par Louis XIII en 1630, à la suite du décès de Guillaume le Gouverneur. Il ne pris jamais possession du siège.

Achille de Harlay de Sancy fils de Nicolas de Harlay de Sancy surintendant des finances de Henri II, et de Marie Moreau fille du seigneur de Grosbois fut d'abord Abbé de l'Abbaye de Villeloin en Touraine, de Saint-Benoît-sur-Loire et des Chastelliers. Par la suite, lorsqu'il fut nommé à l'Evêché de Lavaur par le roi Henri IV, il n'accepta pas cette charge et quitta l'Etat ecclésiastique pour pendre le titre de Marquis de Morainvilliers. Avec ce titre il fut envoyé comme Ambassadeur à Constantinople où il apprit la langue arabe en devenant Orientaliste et d'où il ramena de nombreux manuscrits de la Bible qu'il donna aux Pères de la congrégation de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré dont il devint le Supérieur Général. Par la suite, le roi l'envoya à la cour de Savoie puis, à son retour, il fut chargé de mission en Angleterre en tant qu' Aumônier et Confesseur de la reine Henriette. En 1634, il présida les Etats Généraux de Bretagne. En 1636, il se rend sur l'île de Cézembre afin de bénir la nouvelle église des Récollets, ou Moines Cordeliers. Nommé en 1639 Abbé de Saint-Méen-de-Gaël, il fit de ce Monastère un Séminaire qu'il donna aux Lazaristes, malgré l'opposition des Bénédictins qui tentèrent d'occuper les lieux sans succès. En 1644 il obtient comme coadjuteur avec succession son neveu Ferdinand de Neufville qu'il sacrera le 28 août de la même année sous le titre d'Evêque de Sébaste. Collaborateur zélé de la politique de Richelieu dont il fut l'un des rédacteurs de ses "Mémoires". La vie et carrière de ce prélat hors du commun ont données suite à un poème latin écrit par son neveu Ferdinand de Neufville qui lui rendait ainsi hommage. Cet ami de Marie de Médicis et de Richelieu reçut de nombreuses critiques relatives à sa faculté de parler l'arabe autant que le français ainsi que d'avoir suivit la politique du Cardinal.

Saint-Malo le 20 novembre 1646 embaumé et inhumé seulement le 18 décembre suivant dans les nefs de la Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo, proche des fonds baptismaux sous une dalle de marbre bordée de tuffeau blanc.

1631 à 1644
Nommé Evêque de Saint-Malo par le roi Louis XIII le 10 novembre 1631. Il prit possession de son siège par procureur le 27 février 1632 et fit son entrée solennelle dans la cité le 29 mai suivant.

Ferdinand de Neufville est né à Rome en 1608 de Charles de Neufville, Marquis de Villeroi, et de Jacqueline de Harlay. Neveu de Achille de Harlay de Sancy, il eut pour parrain Ferdinand de Médicis, Grand Duc de Toscane. Destiné à l'Ordre des Chevaliers de Malte mais ayant opté pour l'état ecclésiastique, le roi le nomma à l'Abbaye de Saint-Vandrille puis, à la demande de son oncle, Achille de Harlay de Sancy, coadjuteur de Saint-Malo. Après le décès de son oncle il fut pourvu de l'Abbaye de Saint-Méen. Il fut transféré à Chartres le 30 novembre 1657 où il reconstruisit, à ses frais, le séminaire de Grand-Beaulieu.

Paris le 08 janvier 1690 à Paris et a été inhumé dans la Chapelle du séminaire de la Cathédrale de Chartes aux côtés de Mgr Lecanus de Baignolle et Mgr Bertant.

1644 à 1657
Nommé et sacré Evêque de Sébaste le 28 août 1644 par son oncle Achille de Harlay de Sancy assisté de René de Louët Evêque de Quimper et de Denis de la Barde Evêque de Saint-Brieuc. Le 20 novembre 1646 il prend le siège épiscopal six jours avant le décès de son oncle.

François de Villemontée est né à Paris le 08 novembre 1598 de François seigneur de Montaiguillon, Procureur du roi au Châtelet, et de Jeanne de Verdun. Il devient conseiller au parlement de Paris le 06 avril 1620 puis Maître des Requêtes avant que Louis XIII le nomme conseiller d'Etat le 9 août 1626. Il épousa le 12 septembre 1624, Melle Philippine de la Barre issue d'une ancienne maison de Flandre, ce qui ne lui a pas nuit pour sa nomination comme Evêque par le Pape Alexandre III qui pourtant défendait le principe de ne point nommer un homme marié, à moins que sa femme ne se fasse religieuse. Dès 1631, il est appelé comme Intendant de la Justice, Police, Marine et Finances dans les provinces de Poitou, Saintonge, Aunis et Augoumois où il eut à exécuter les ordres de Richelieu. En juillet 1649, il reçut pour ses bons et loyaux services des lettres d'érection en Marquisat de sa terre de Montaiguillon en Brie qui furent enregistrées au Parlement de Paris le 07 septembre de la même année. Il fut chargé, le 27 septembre 1663, par les Etats de Bretagne de porter leurs cahiers au roi. Il fit venir à Saint-Malo les Bénédictines de Saint-Maur en remplacement des Bénédictins Anglais. Le 07 avril 1670 François de Villemontée organisa une cérémonie extraordinaire afin de concrétiser, devant les malouins, la découverte faite en 1657, sous l'autel de la Cathédrale, qui mettait à jour des ossements qui furent reconnus pour être des reliques du saint Evêque d'Aleth et auquel cet autel était dédié.

Paris le 07 juillet 1670

1658 à 1670
Nommé Evêque de Saint-Malo le 27 mai 1658 par Louis XIV, il faudra attendre jusqu'au 10 novembre 1659, pour que les bulles pontificales donnent à l'élu de Louis XIV le droit de gouverner son église. Il prit possession de son siège le 19 janvier 1660, et fut sacré le 29 juin 1660, en l'église professe des Jésuites à Paris, par Mgr Le Bouthilier, Archevêque de Tours, assisté Mgr de la Barde Evêque de Saint-Brieuc et de Mgr de Laval de Boisdauphin Evêque de Léon.

Sébastien de Guémadeuc né en 1626 de Thomas de Guémadeuc, Gouverneur de Ploermel, et de Gilette de La Fresnaye fut Archidiacre du Désert à Rennes, Aumônier de la Reine Anne d'Autriche mère de Louis XIV, Abbé en 1650 de l'abbaye de Saint-Jean-des-Près qui dépend du diocèse de Saint-Malo, reçu docteur de la Maison de Navarre le 16 août 1664, Agent Général du clergé de France et Evêque de Lavaur en 1670. La même année, il érigea en Abbaye le Prieuré des Bénédictines de Mont-Cassin, près Josselin et fondé le 31 juillet 1677 par sa sœur aînée, Suzanne de Guémadeuc qui, plus tard, sera remplacée par Suzanne-Eléonore de Guémadeuc nièce de l'Evêque. Son neveu, le Marquis de Guémadeuc, obtint la place de Gouverneur de Saint-Malo. Sébastien de Guémadeuc assista aux assemblées du clergé en 1680, 1682 et 1685 qui permirent de rédiger et d'adopter les quatre articles qui ont servit de piliers afin de contrer les ennemis de la religion catholique. Le 08 mars 1694, Sébastien de Guémadeuc faisait, sur l'ordre de Louis XIV, parvenir à la Monnaie de Paris l'argenterie de la Cathédrale.

Sous l'Episcopat de Sébastien de Guémadeuc naquit, le 03 janvier 1673, à Montfort-la-Canne, Louis-Marie Grignon de Montfort, prêtre, dont la cause pour la béatification a été introduite à Rome le 1er septembre 1838. De plus, la ville de Saint-Malo à subit durant cet Episcopat deux attaques des Anglais l'une en 1693 avec la machine infernale et l'autre en 1695.

Saint-Malo de Beignon le 04 mars 1702 et fut inhumé dans le chœur de l'église de Saint-Malo de Beignon.

1670 à 1702
Evêque de Lavaur le 1er novembre 1670, la cité Cathare qui en 1317 est devenu cité épiscopale. En 1671, Evêque de Saint-Malo nommé par Louis XIV. Il sera sacré le 5 juillet de cette même année dans la Chapelle du Château de Vincennes, par Mgr de Harlay, Archevêque de Paris, assisté de Gilles de la baume le Blanc de la Valière Evêque de Nantes et de Mathieu Thoreau Evêque de Dol.

Vincent-François des Maretz est né en 1657 de Jean des Maretz, intendant de Soissons, et de Marie Colbert sœur du Ministre du même nom. Son frère aîné était Contrôleur Général des Finances et son autre frère Evêque de Riez en Provence. Vincent-François des Maretz fut tout d'abord Capitaine des vaisseaux du roi et Capitaine dans les gardes Françaises puis ecclésiastique. Il fut Chanoine de Rouen, où Nicolas Colbert était Archevêque, ensuite, Vicaire Général de Pontoise, Prieur de Saint-Louis et de Nogent-le-Rotrou, Agent Général du clergé et enfin Evêque de Saint-Malo. Il eut à lutter contre le chapitre afin de défendre ses droits et prérogatives. Il présida, à Dinan, en 1707, 1711, 1713 et 1717 les Etats Généraux de Bretagne. En 1718, à la suite de la vacance de la cure de Goven qu'il pourvu par le sieur Rouleaux, le Chapitre contesta cette nomination et assigna, le 29 mai 1719, Rouleaux au Présidial de Rennes. Après de longs échanges de mémoires et une série de plaidoyers, un arbitrage sanctionné par un arrêt du Conseil d'Etat daté du 4 octobre 1727 mit un terme à cette affaire qui ne fit qu'envenimer les querelles. Le chapitre alla en appel devant le roi contre l'arrêt du Conseil d'Etat. Débouté de sa demande le Chapitre dut s'incliner après s'être pratiquement ruiné en frais de procès successifs. Vincent-François des Maretz fut ensuite accusé de jansénisme par la Chapitre alors, il s'empressa d'accepter la bulle pontificale "Unigenitus" et écrivit, le 21 décembre 1727 à Benoît XIII en ces termes "Très Saint-Père, qu'il me soit permis de vous ouvrir mon cœur avec confiance, de vous exposer les sentiments et les dispositions où je suis maintenant, et d'implorer humblement les effets de votre clémence.... Je reçois aujourd'hui la constitution Unigenitus sans aucune restriction ni condition.... " Le 1er juillet 1734, Vincent-François des Maretz à approuvé, munit d'un bref d'indulgence de Clément XII, la création de la Confrérie du Sacré-Cœur. Cette confrérie sera, plusieurs années après, durant la Révolution, fatale à Thérèse des Bassablons célèbre janséniste de saint-Malo.

Saint-Malo le 25 septembre 1739 et inhumé le 03 octobre, derrière le fauteuil de l'officiant, dans le chœur de la Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo.

1702 à 1739
Nommé Evêque de Saint-Malo le 15 avril 1702 par Louis XIV et sacré à Paris le 17 septembre suivant dans l'église Saint-Magloire par le Cardinal de Noailles , assisté des Evêques de Riez et de Blois. Il prit possession de son siège, par procureur, le 23 octobre suivant.

Jean-Joseph de Fogasses d'Entrechaux de La Bastie né à Avignon le 23 janvier 1704 de Pierre de Fogasses, Marquis de la Bastie, et d'Anne Thérèse de Brancas. Il est docteur en théologie, Chanoine, Archidiacre, Vicaire Général de Chartres, et Abbé commendataire de Notre-Dame de Josaphat, au diocèse de Chartres. Il fut un théologien éminent et publia en 1744 un mandement sur la convalescence du roi Louis XV. En 1762 puis en 1765, il adhéra à l'assemblée générale du Clergé contre les tribunaux laïcs.

Il fit publier, en 1758, l'Instruction Pastorale de Monseigneur l'évêque de Saint-Malo sur les Saints-Anges, à l'occasion de la première Solennité de la Fête instituée à perpétuité par les évêques de Bretagne, à l'honneur des Saints Anges gardiens du Roy et du Royaume.

Saint-Malo le 29 janvier 1767 et inhumé le jeudi 06 février dans le chœur de la Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo.

1739 à 1767
Nommé Evêque de Saint-Malo le 14 novembre 1739 par Louis XV. Il fut sacré à Paris le 27 novembre 1740 par l'Evêque de Chartres assisté de Gilbert Gaspard de Montmorin de Saint-Hérem Evêque Duc de Langres et de l'Evêque de Mâcon. Il ne pris possession de son évêché que le 18 février 1741.

Antoine-Joseph des Laurents est né à Avignon le 24 février 1713 d'Antoine des Laurents seigneur de Champfort, et de Marie Poule. Le 03 décembre 1748, il devient le Vicaire Général de Saint-Malo. Il finança personnellement le portail néo-classique encadrant la porte centrale de la façade de la cathédrale. Le 05 septembre 1768, le Grand Chantre et Chanoine, Official et Grand Vicaire de Monseigneur l'Evêque de Saint-Malo, Pierre-Henry Nouail, baptisait François-René de Chateaubriand. La même année, il fit imprimé le propre des saints de son église sous le titre "Sanctorale" qui donne des indications sur la vie de saint-malo. Il fut abbé commendataire de Coëtmaloën et de Saint-Jacut. C'est sous l'épiscopat d'Antoine-Joseph des Laurents, le 08 mai 1772, que le Vicaire Général Nouail de la Ville-Gilles fit posée la première pierre de la nouvelle façade de la Cathédrale de Saint-Malo. Le 15 octobre 1784, il fit ouvrir, par les ouvriers de l'architecte Verron, le tombeau de Jean de Châtillon dont les reliques furent authentifiées. Cette même année le 08 novembre 1784, il fit restaurer le grand orgue puis remplacer la chaire à prêcher. Cet Evêque fut le dernier à être inhumé dans la Cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo. Il est décédé sur le Sillon au retour de l'assemblée du clergé en 1785 âgé de soixante douze ans. Il a été térrassé par une attaque d'apoplexie foudroyante au moment où mettant pied à terre, il venait de s'écrier "je te revoie enfin, ô mon Saint-Malo". Une croix épiscopale fut, par la suite, gravée dans le parapet afin d'indiquer l'endroit exact du drame.

Saint-Malo le 15 octobre 1785 et inhumé le 22 du même mois par Mgr de Hercé Evêque de Dol à côté du caveau des Evêques mais en dehors du chœur de la Cathédrale Saint-Vincent à Saint-Malo.

1767 à 1785
Nommé Evêque de Saint-Malo le 18 avril 1767 et sacré à Compiègne le 2 août de la même année. Il fit son entrée solennelle dans la cité le 17 octobre suivant.

Gabriel, Comte Cortois de Pressigny fils d'Antoine Cortois, seigneur de Quincey, conseiller au Parlement de Bourgogne, et Anne de Mussy est né à Dijon le 11 décembre 1745. Cette famille du Morvan comptait déjà deux Evêques, son oncle Cortois de Quincey Evêque de Belley et son Frère Cortois de Balore Evêque de Nîmes. Ce licencié de la Faculté de Paris, fut le Vicaire Général du Cardinal de La Luzerne, qui était également l'Evêque de Langres. Ensuite, Cortois de Pre