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Hippodrome de Marville Depuis 1840 des courses de chevaux sont organisées à Saint-Malo

Les premières courses de chevaux organisées dans la cité corsaire de Saint-Malo furent crées, en 1840, par des propriétaires Anglais et Locaux. A cette époque, deux hippodromes sont choisis par les organisateurs. En premier lieu, le marais du bas des Masses à Paramé pour la course au clocher (steeple-chase) et en second lieu, la grande grève du Sillon pour la course plate et celle de haies et barrières.

C'est ainsi que la première course de chevaux, organisée à Saint-Malo, eut lieu le vendredi 16 octobre 1840, à 13 heures, dans le marais Rabot au bas de la butte des Masses. La seconde réunion se déroula le lendemain, samedi 17 octobre sur la grande grève du Sillon. Les dotations des prix de courses étaient pour la course au clocher (steeple-chase) du 16 octobre de 800 Francs. La course plate du 17 octobre était, également, dotée de 800 Francs et la course de haies et barrières de ce même jour de 400 Francs.

La course au clocher du 16 octobre, dont la distance était d'environ deux kilomètres et jalonnée d'un vaste fossé et de vingt obstacles fut remportée, en huit minutes, par Fanny-Hill appartenant et montée par M. Darcy.

Le 15 juillet 1842 une lettre Ministérielle permet la création de la Société des Courses de l'arrondissement de Saint-Malo qui est constituée à dater de ce jour et dont M. Louis Hovius Maire de Saint-Malo prendra la Présidence avec M. Auguste Hovius comme Secrétaire-Trésorier. Deux réunions de courses furent organisées les 8 et 9 septembre de cette même année.

Le "Grand Derby de l'Ouest" sera, après un tirage au sort entre Rennes et Saint-Malo disputé, le 16 août 1858, avant veille de la visite à Saint-Malo par l'Empereur Napoléon III, sur la grande grève de la vieille cité.

L'année suivante, en 1859 et jusqu'en 1863, la station ne vit s'organiser qu'une seule réunion de courses par an, et ce n'est qu'en 1864 que l'on verra réapparaître deux journées de courses.

La guerre de 1870 étant déclarée, les réunions de courses qui devaient avoir lieu les 13 et 14 août, sur le nouvel hippodrome de la Redoute du Talard sur les Grèves de Chasles, furent annulées.

En 1872, pour la reprise des courses, deux réunions se déroulent sur les Grèves de Chasles avec neuf concurrents la première journée et huit la seconde sous l'autorité de deux juges à l'arrivée; Messieurs Quinchez, directeur du Haras d'Hennebont, et Benetto directeur du Haras de Lamballe.

Dès 1876, des trains amènent de Paris des voyageurs qui viennent assister aux courses qui se disputent à nouveau sur la grande Grève du Sillon. Celles-ci sont agrémentées par la présence de la Musique du 47e Régiment d'Infanterie dont le casernement est à proximité.

En 1878, lors du changement de majorité au conseil municipal, Monsieur Auguste Hovius, alors Maire prend la Présidence de la Société des Courses.

A partir de 1882, une nouvelle récession s'instaure, ce qui contraint la Société des Courses à n'organiser jusqu'en 1887 qu'une seule journée de courses par an.

Cette année 1887 verra la démission de Monsieur Auguste Hovius qui sera remplacé par Monsieur Louis Martin Maire de Saint-Malo.

En 1893, la Société des Courses doit, faute de moyens financiers, renoncer à l'achat d'un terrain situé près du chemin pavé aux alentours de la "Maison Rouge", qui devait remplacer la grande grève.

Durant l'année 1897, les courses se déroulent toujours sur la grande grève et le terrain de manœuvres militaires, situé entre Saint-Servan, Saint-Malo et Paramé, est fortement convoité.

Aussi, ce n'est qu'en 1898, que le Comité organise, sur la partie haute des grèves de Chasles, les courses sur une piste de 1200 mètres. Mais, en cette année 1898, le Steeple-chase devra être annulé en raison de la période de manœuvres des régiments.

L'année suivante, en 1899, fut organisé un meeting de trois journées de courses consécutives et on enregistrait le troisième jour une affluence de près de 10.000 spectateurs.

Jusqu'en 1903, les courses ont lieu sur cette nouvelle piste et les réunions des 17 et 18 août se déroulent sous une pluie battante qui transforme la piste en vaste marécage. Aussi, dès le dernier trimestre de cette année, et devant l'échec du terrain des grèves de Chasles, des difficultés pour utiliser la grande grève et l'irrégularité des pentes de la butte des Masses et du marais Rabot, le comité décide de rechercher un autre terrain et porte son choix sur les terrains de Marville qui appartiennent à la famille Surcouf et dont la ville a déjà acquise une parcelle.

Le 9 janvier 1904, le Conseil Municipal, présidé par M. Charles Jouanjan Maire de Saint-Malo, décide de cautionner la Société des Courses de Saint-Malo, alors présidée par Arthur Leroux, afin qu'elle puisse acquérir ce terrain. Il est stipulé qu'au terme de l'amortissement, soit à la fin des trente années de l'emprunt, la ville de Saint-Malo deviendra propriétaire de l'hippodrome.

Cette année 1904 sera décisive pour la Société des Courses de Saint-Malo qui, lors de son assemblée générale du 6 avril modifiera ses statuts afin de les mettre en conformité avec les textes de la loi du 01 juillet 1901 sur le contrat d'association à but non lucratif.

L'inauguration du nouvel hippodrome eut lieu le 15 août 1904 avec un meeting de 3 réunions de courses. L'infrastructure comportait une piste de 1200 mètres, une tribune pouvant accueillir 660 spectateurs et 12 boxes. Une buvette fut installée sur la pelouse et un buffet près du pesage et des tribunes.

L'hippodrome est situé sur la prairie de Marville et sur l'enclos des Hauts-Sablons à proximité des anciens terrains marécageux des Grèves de Chasles dont il est séparé par la digue de Marville, l'actuelle avenue de Marville. Il est traversé par le Routhouan, ruisseau qui prend sa source dans l'étang marécageux de Launay Riant, à environ un kilomètre au Nord de Saint-Père-Marc-en-Poulet. En son centre, y est creusé un étang, alimenté par le Routhouan, qui en fait est le reste des marais qui succédèrent à la mer intérieure et qui, en cas d'inondation, sert de bassin de rétention d'eau.

Dès 1905, de nombreux propriétaires décident de faire courir leurs chevaux sur l'hippodrome de Marville. On remarque à cette époque, MM. Josse, Forcinal et Céran-Maillard pour le trot et MM. Le Guales, de Triquerville, de Valroger et Gasser pour le Galop. Cette année verra, également, l'entrée au comité de MM La Chambre Fils, député et Félix Guibert. Cette année 1905 verra la construction de 15 nouveaux boxes ainsi qu'un logement pour le gardien de l'hippodrome.

Durant l'année 1906 des travaux sont entrepris afin de construire une deuxième tribune avec 10 boxes dessous. Un système d'arrosage des pistes ainsi que la clôture des pistes par du fil de fer est également réalisé.

En 1908 la ville de Saint-Malo achète l'abattoir et la ferme de Ville-Alis. Cette acquisition permet d'agrandir l'hippodrome en construisant de nouvelles tribunes en béton armé à l'Ouest de celles existantes.

Le mois de septembre 1911, sera marqué par le décès de celui qui fut l'artisan de la création et du développement de l'hippodrome, M. Arthur Leroux, qui avait succédé, à la présidence de la société, à M. Charles Jouanjan en 1905. Il sera remplacé par M. Félix Guibert dont le mandat sera, chaque année, renouvelé jusqu'en 1929.

En 1922, est créée la caisse de secours en faveur du personnel des écuries de courses. Celle-ci sera alimentée par le produit des paris définitivement impayés qui, jusqu'a cette date, étaient reversés dans les caisses de l'état. Le montant de ce premier versement s'est élevé à 1363 Francs.

En 1924, la piste est rallongée, en 1925 cinq journées de courses sont organisées et en 1926 une sixième réunion est créée totalement réservée aux trotteurs. Les grandes écuries parisiennes telles celles du Marquis de Triquerville, Edmond Viel-Picard, Mme Olry-Rœderer, de Saint-Alary pour le galop et Céran-Maillard, Louis Baudron et Le Vexier pour le trot viennent rivaliser avec les représentants de la province représentés par la Comtesse Le Guales, de Mezaubran, M. Guihéneuc, Comte de Castellan et Comte de Talhouet-Roy.

M. Henri Caujole succèdera à M. Félix Guibert en 1929. Il fera admettre la création d'une septième réunion, puis en 1932 d'une journée réservée aux trotteurs organisée durant le mois de juin.

En 1932, les commissaires des courses étaient MM. le Marquis de Triquerville, le Général Magon de la Giclais, le Vicomte J. de Rochebouet et A. de Baguenault de Puchesse. M. Maurice Porte était commissaire Adjoint.

L'année 1939 sera celle de la fermeture de l'hippodrome de Dinard, qui avait été créé en 1885, ce qui conduit à l'organisation de huit journées de courses sur l'hippodrome de Marville.

A la suite des combats puis de la libération de Saint-Malo en août 1944, l'hippodrome est en très mauvais état, mais M. Caujole parvient à organiser, en 1945, deux réunions de courses.

En 1949, afin de réaliser la réfection de l'hippodrome qui comprend la création de nouveaux boxes, la société décide d'acheter la corderie située en bordure de l'avenue de Marville. Celle-ci sera en 1950 rachetée par la ville de Saint-Malo.

A la suite du décès de M. Caujole en 1952, M. Caroff devient le Président de la société et parvient à imposer une réunion supplémentaire de trot. Ainsi, est organisé en 1953, à la Pentecôte, deux journées réservées à cette spécialité.

A la suite de la démission de M. Caroff en 1955, M. le Vicomte Roger du Halgouët prend la Présidence de la société et organise le jour du Grand Prix de Saint-Malo la présentation d'un défilé de mannequins de haute couture.

En 1956, les commissaires des courses sont MM Baguenault de Puchesse, Raymond Fouard, Richard de Gennes, Alain de Torquat, de Rochebouet, Brunet et Joseph le Vexier.

Le dimanche 13 août 1961 M. le Vicomte Roger du Halgouët, Président de la Société des Courses de Saint-Malo, inaugurait en présence de M. René Ballière Président de la Société du Cheval Français la nouvelle piste, dont la longueur avoisine les 1355 mètres et qui est, spécialement réservée aux chevaux trotteurs. Le Prix de l'Inauguration, qui célébrait la mise en service de cette nouvelle piste, fut disputé au trot attelé sur la distance de 2800 mètres et remporté par Myriam. Le Grand Prix de Saint-Malo Prix de Triquerville disputé le dimanche 20 août de cette année 1961 sur 2300 mètres fut remporté par Ramsay appartenant à M. CL. Victor-Thomas et monté par M. Marais.

Les courses comportent de plus en plus de partants et leur nombre qui est de 522 en 1958 passe à 656 en 1962. Le 18 août de cette même année sera la première journée où une course est spécifiquement réservée à des cavalières amateurs. La Société des Courses de Rennes décentralisera, en cette année 1962, ses courses sur l'hippodrome de Marville.

En 1970, Matignon demande à organiser ses courses à Marville, ce qui permet, pour les turfistes Malouins, d'avoir la possibilité de parier sur 18 réunions. Cette même année, M. le Vicomte Gaël Halgouët succède, à la Présidence de la Société des Courses de Saint-Malo, à M. le Vicomte Roger du Halgouët, son père, gravement malade.

En 1984, le Comité Consultatif des Sociétés de Courses, présidé par Jacques Géliot, sous le gouvernement de Michel Rocard, organise plusieurs réunions de la commission de réforme des Sociétés de Province dans laquelle, Pascal Caron détermine, en tant que rapporteur, les critères de choix qui permettrons de réaliser la classification des Sociétés de Province.

A l'issue de cette consultation, la Société des Courses de Saint-Malo, sera intégrée en première catégorie.

Cette classification permettra en 1986-1987 de moderniser l'hippodrome, de rénover les pistes fin 1995 débût 1996 et aussi d'attendre 1999 pour que la piste de trot soit remaniée.

Durant l'année 2003, Le Maire de Saint-Malo, M. René Couaneau, et le Président de la Société des Courses de Saint-Malo concluent, avec l'aide du Conseil Régional de Bretagne, du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine et du fond commun des sociétés de courses, un accord qui permettra d'effectuer les travaux indispensables pour la rénovation de l'hippodrome.

Cet important chantier comprend la réfection des tribunes et la construction dans celles-ci d'une structure réservée à la presse, le doublement de la surface du restaurant panoramique, 447 m2 au lieu de 219, l'aménagement de la salle des balances et des vestiaires des jockeys ainsi que celui des guichets de Pari-Mutuel.

En 2004, la Société des Courses organise trois de ses seize réunions avec le support du P.M.U, dont le Grand National du Trot.

Lors de la réunion du 4 août, la tribune de presse est inaugurée. Elle comporte une vaste salle vitrée et, au dessus, une grande terrasse en plein air avec rambarde où est installée la caméra du car régie d'Equidia.

Le 3 juillet 2005, en présence de Monsieur René Couanau, député maire de Saint-Malo et de Monsieur Bertrand Bélinguier, Président du P.M.U, le Président de la Société des Courses de Saint-Malo inaugurait les nouvelles infrastructures de l'hippodrome de Marville dans lesquelles est inclus le restaurant panoramique.

Cette année 2005 aura été celle de l'organisation, le lundi 15 août, pour la première fois à Marville, de trois courses au trot avec départ à l'autostart.

Le 8 mai 2007 aura été le jour de l'organisation, sur l’hippodrome de Marville, d'une grande première en France.

En effet, le Trophée de France de Grass-Track des Hippodromes, compétition nationale de courses motocyclistes, a été organisé, durant une réunion de courses de galop, par Pascal Caron membre de la Société des Courses de Saint-Malo.

Les pilotes se sont affrontés sur la piste habituellement réservée aux trotteurs à près de 160 Km/h sur des motos dépourvues de freins. Les différentes manches se sont déroulées entre chacune des courses de chevaux, ceci, à la grande satisfaction des parieurs et spectateurs.

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