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Mosquée

La Mosquée Mchiche Alami à Kénitra

Magnifique ouvrage que cette mosquée ouverte au public le 15 novembre 2002 à Kénitra dans le quartier Bir Rami Est. La mosquée dédiée à la grandeur du créateur et qui porte le nom du mécène Sidi Mchiche Alami est un véritable joyau architectural.

Il a fallu près d’une décennie à cet amoureux du patrimoine islamo-arabe qu’est le docteur Mustapha Mchiche Alami pour fignoler cet édifice religieux. Séduit par la passion qui anime les chercheurs, soucieux de préserver notre patrimoine culturel, le docteur s’est déplacé à plusieurs reprises en Andalousie pour s’inspirer des fresques de la mosquée d’Al Hambra ou de celle encore plus magnifique de Grenade.

Le minaret est une petite merveille, combinant le style de la Koutoubia à des fresques tirées de la tour Hassan, on retrouve également des motifs de style andalou. La décoration extérieure des différentes faces qui le composent varie et alterne arcs festonnés, peintures florales et entrelacs sculptés.

La grande porte de la mosquée est ornée de motifs floraux stylisés dans le plus pur genre islamique avec un grand foisonnement de détails décoratifs. L'orientation “centrale" des motifs, qui convergent dans une sorte de perspective vers le foyer de l'arc de la porte et le bandeau à motifs et mosaïques qui équilibre la façade.

Un immense coran sculpté dans une plaque de zellige accueille les fidèles sur le parvis de la mosquée. Un parvis qui donne l’accès à un patio entouré de grille en fer forgé noir. Au centre du patio, une fontaine où l’eau ruisselle continuellement, rompant la sérénité de cet espace sacré.

Quand le fidèle pénètre à l’intérieur de la mosquée, il est accueilli par la chaleur du bois et un jeu de lumière savamment tamisée. Les versets du Coran surplombant le mihrab sont gravés sur des plaques de verre blanc.

Ces motifs ont été inspirés de l’art ottoman encore en vigueur dans certaines mosquées turques.

Véritable chef d’orchestre de cette fourmilière d’artisans, de sculpteurs, d’architectes, Mchiche a dû souvent refaire, reconstruire, remettre en harmonie tel motif, tel décor en plâtre, telle fenêtre en bois pour que le tout soit en harmonie. Le résultat est assez impressionnant.

On peut se perdre définitivement dans ces détails comme dans un espace infini, découvrant sans cesse les secrets de l’art musulman qui soutient l'oeuvre, dans un hommage répété à l'unicité parfaite de Dieu.

Texte extrait du Maroc Hebdo International.

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