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La Pointe de la Varde (Fort de l'Arboulé)

La pointe de la Varde dont la superficie est d'environ 6 hectares, marque l'extrême limite des fortifications extérieures de Saint-Malo. Elle est située à environ 4 km de l'Intra-Muros de Saint-Malo entre Rothéneuf et la plage du Pont. On y voit encore les restes du fort de la Varde, reconstruit en 1758 sur l'emplacement de celui de l'Arboulé, avec à l'extrémité de la pointe de puissantes batteries modernes implantées en 1898 et 1899.

La construction du fort de la pointe de la Varde a été réalisée à la hâte en 1694 avec un budget de 4000 livres donnés par le roi. Il était aussi appelé batterie du fort de l'Arboulé. Sa construction était sommaire et ne comportait qu'un mur d'enceinte en maçonnerie de mortier de terre avec un fossé de deux pieds de profondeur.

En 1697, le fort de l'Arboulé était armé de 3 canons de 48 livres, 3 canons de 36 livres, 4 canons de 24 livres et 1 de 6 livres. Le fort était dirigé par 2 officiers sous les ordres desquels servaient 1 bombardier, 4 canonniers de mer, 112 canonniers de milice, 30 soldats et 15 matelots.

Ce fort ne fut pas entretenu et resta abandonné. Aussi, les riverains se mirent à cultiver sur ses terres. Cette situation dura jusqu'en 1758, année où le fort fut considérablement remanié afin de former le retranchement, le glacis et le chemin couvert.

Le rapport de l'an 2 de la République, du citoyen Le Blanc, mentionne que l'armement du fort de la Varde comprenait 4 canons de 48 livres montés sur des affûts de côte, 4 canons de 6 livres en fer montés sur des affûts marins et un mortier de 12 pouces monté sur un affût marin.

La batterie de canons de 48 livres croise son feu avec ceux des fort de la Conchée et du fort Républicain ; les canons de 6 livres battent les glacis, la courtine et l'entrée du fort. Le fort de la Varde est sous la responsabilité d'un gardien qui est en même temps chargé des munitions de l'artillerie. La garnison est composée de 11 canonniers et un instructeur du 8e régiment d'artillerie qui enseigne le maniement des canons. Le citoyen Le Blanc estime qu'en cas d'alerte de guerre il serait nécessaire que la garnison du fort soit composée d'un officier, de 2 sous officiers et de 40 canonniers dont quelques-uns pourraient être suppléés par des hommes de l'infanterie.

Dès 1942, des travaux sont entrepris par l'armée Allemande afin d'aménager les fortifications érigées sous les ordres de Vauban. Cet emplacement stratégique permet en effet de contrôler les plages de Rothéneuf.

Les Allemands y installèrent une casemate d'artillerie de modèle R611 située au Nord et pourvue d’un canon de 105 mm, un abri à soldats de modèle R622, quatre tobrouks simples et un grand tobrouk (l'armement des tobrouks comprend des mitrailleuses destinées à la lutte antiaérienne). A l'extérieur du fort sont construits plusieurs autres casemates pour des canons de 47 mm et 50 mm et un observatoire d'artillerie.

Le samedi 12 août l’artillerie Américaine pilonna les quartiers de la Croix-Désilles et de Saint-Ideuc et remporta la victoire. Mais, les Allemands retranchés dans le fort de la Varde, puissamment armé, résistaient encore et il fallut attendre le lendemain, dimanche 13 août vers 21 heures 30, pour que les Allemands renoncent au combat laissant ainsi le quartier de la Varde entre les mains des alliés. Le siège de Paramé était terminé et la commune devint alors libérée.

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