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Les Personnalités de Saint-Malo

François-René de Chateaubriand

Ce grand écrivain à notamment écrit les Mémoires d’outre tombe.

J’ai commencé à écrire ces mémoires à la Vallée aux Loups le 4 octobre 1811; j’achève de les relire en les corrigeant à Paris ce 25 septembre 1841.

L’ouvrage inspiré par mes cendres et destiné à mes cendres subsistera-t-il après moi ? Il est possible que mon travail soit mauvais; il est possible qu’en voyant le jour ces mémoires s'effacent : du moins les choses que je me serais racontées auront servi à tromper l’ennui de ces dernières heures dont personne ne veut et dont on ne sait que faire.

Le 2 juillet 1848, à deux heures, Chateaubriand reçut l’extrême onction des mains de l' abbé Deguerry, curé de Saint-Eustache, prédicateur célèbre dans tout Paris. Après les derniers sacrements, il ne prononça plus une seule parole.

Madame Juliette Récamier, l’amie fidèle, le veilla jusqu' au dernier soupir qu’il rendit le 4 Juillet, peu après huit heures du matin. Elle lui coupa des mèches de cheveux et déposa sur son coeur quelques branches de verveine, la fleur préférée de René.

Quelques jours plus tard, le corps de Chateaubriand fut transporté à Saint-Malo où il arriva le 18 juillet 1848. Ici, le cortège était attendu, Porte Saint-Vincent, par la population et notamment le Maire Louis François Hovius, l’abbé Huchet curé de la Cathédrale, des membres du Conseil Municipal et du Clergé qui venaient rendre hommage à l’auteur du Génie du Christianisme.

Ensuite, après plusieurs prières, le cercueil fut transporté dans la Cathédrale Saint-Vincent dans laquelle la Garde Nationale, en armes, veilla toute la nuit pendant que des prêtres récitaient des prières en se remplaçant chaque heure.

Le lendemain, 19 juillet, vers dix heures du matin, la famille Chateaubriand et l’ensemble des officiels se rendirent dans la Cathédrale où fut célébrée la messe par le curé de Combourg l’abbé Julien Geffroy après quoi le curé Huchet donna l’absoute.

Lorsque l’office fut terminé le cercueil fut transporté par les marins de la Garde Nationale sur un char funèbre tiré par six chevaux conduit par des artilleurs de l’armée. Le convoi défila depuis la cathédrale par les rues Broussais, de Dinan, de Toulouse, d’Asfeld, des Cordiers, Jacques Cartier, place Saint-Thomas puis sorti par la Porte Saint-Vincent. Ensuite il emprunta la Chaussée du Sillon afin de descendre sur la plage par la cale du château en face le casino et de longer les remparts en direction de la plage Malo puis de passer devant la Tour Bidouane pour enfin monter sur le Grand Bé.

Ici, il faut noter qu’un chemin avait été, semble t’il, aménagé afin de pouvoir traverser les rochers depuis la plage de l’Eventail vers la plage Malo. Il est fort curieux que les journalistes et historiens de l’époque n’apportent pas de précisions détaillées sur cet aménagement qui devait être très important pour faire passer des chevaux tirant un char funèbre sur les rochers accompagné par un millier de militaires !!!

De plus, si l’on regarde bien le dessin de Hyacinthe Lorette représentant la courtine Saint-Thomas et la plage à marée basse menant au Grand Bé, on constate que celle-ci est dépourvue de rocher ! Mais si l’on examine une autre gravure du même Hyacinthe Lorette décrivant les funérailles de Chateaubriand à marée basse les rochers sont ici présents ! Le dessin de Félix Benoist montre lui que le passage vers la plage Malo ne comporte pas de rochers et est totalement plat !

En conclusion, il y a des incohérences dans ces gravures et le récit du passage du cortège est imparfait. Pour mémoire, le S.H.O.M. (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) nous indique que le coefficient de marée du 19 juillet 1848 était de 89 et que la marée basse était à 15h48.

Les triomphantes funérailles, sur le Grand Bé, de François-René de Chateaubriand furent célébrées le 19 juillet 1848 et commémorées en 1850 dans un ouvrage intitulé Le Grand Bey, hommage de la Bretagne à M. le vicomte de Chateaubriand, par 24 écrivains Bretons édité à Saint-Malo dans l’imprimerie Hamel. Dans ce livre se trouve le procès verbal des funérailles dressé par le Conseil Municipal de Saint-Malo ainsi que la correspondance de Chateaubriand relative à son tombeau.

L’historien local Charles Cunat, adjoint du Maire Louis François Hovius, rédigea également dans cet ouvrage une critique biographique extrêmement bien documentée.

Statue située dans le jardin du Casino.

Huile sur bois de Valentin-Louis Doutreleau (Inhumation de Chateaubriand au Grand Bé)

Armes : de gueules, semé de fleurs de lys d’or.

Devise : Mon sang teint les bannières de France.

Place Chateaubriand

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