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Les Personnalités de Saint-Malo

André Joseph-Marc Désilles

André-Joseph-Marc Désilles est né le 11 mars 1767 à Saint-Malo. Il est le fils de Marc-Pierre Désilles seigneur de Cambernon et seigneur de la Fosse-Hingant (près Cancale) qui a épousé le 7 février 1765 Jeanne-Rose-Michelle Picot de Clorivière.

A l’âge de 23 ans il est lieutenant d’un régiment du roi qui est en garnison à Nancy. Aussi, le 5 août 1790, les soldats de trois régiments de la garnison de Nancy réclament la solde qui leur est due.

Le 16 août 1790, Jean-Frédéric de la Tour du Pin intervient à l'Assemblée dénonçant ces mutineries. Ceci, va entraîner le vote d’un décret prescrivant une répression rapide. Ainsi va débuter un épisode tragique et sanglant, qui marquera à jamais l’histoire de la Révolution Française ce sera, "l’affaire de Nancy".

Gilbert du Motier de La Fayette dit La Fayette, conformément au vote de l’Assemblée Nationale charge le général François-Claude-Amour, marquis de Bouillé de réprimer cette mutinerie. Alors, le 31 août 1790, Bouillé marche sur Nancy avec près de 4.500 hommes.

La répression sera démesurée car un soldat sera roué, 32 autres seront pendus et 41 envoyés aux galères.

Dans cette sanglante tuerie entre Français, André Désilles tenta de s’interposer entre les deux camps celui de ses hommes et ceux de Bouillé. C’est ainsi qu’il monta alors sur un canon afin d’exhorter les troupes à éviter cette lutte fratricide. Mais se sera vain et il sera abattu par quatre coups de fusil tirés par un mutin. Il décèdera de ses blessures le 17 octobre 1790.

Mais, dès le 2 septembre, à Paris, des manifestations éclatent et marquent la désapprobation du peuple. Cependant La Fayette approuve le marquis de Bouillé et, le 3 septembre 1790, l'Assemblée Nationale lui vote des félicitations.

Quelques mois plus tard le marquis de Bouillé sera accusé d'avoir été trop expéditif et les mutins seront graciés.

Cette triste scène se passa sous la porte de Stainville, qui, plus tard, en souvenir du dévouement du Malouin, sera rebaptisée porte Désilles. La porte initiale fut construite entre 1782 et 1784 par l'architecte Didier-Joseph-François Mélin à l'initiative du Comte de Stainville, commandant en chef de la Lorraine.

La porte Désilles est un arc de triomphe érigé sur la place du Luxembourg à Nancy.

En janvier 1791, l’Assemblée constituante organisa une souscription publique pour qu’un tableau immortalise "l’affaire de Nancy".

Le 25 septembre 1976, Valéry Giscard d'Estaing, alors Président de la République, consacrait, à Nancy, le Mémorial de tous ceux qui sont morts pour la France au cours de son histoire. Ce monument n’est autre que la Porte Désilles, dédiée au souvenir du Malouin.

En 1990 la ville de Nancy faisait apposée une plaque commémorative sur la Porte Désilles. Celle-ci comporte le texte suivant :

"Le 31 août 1790 les trois régiments stationnés à Nancy se mutinèrent. Lafayette envoyait contre eux les troupes du marquis de Bouillé. Le lieutenant Désilles pour éviter une effusion de sang fratricide se jetait sur la bouche d'un canon pointé par les insurgés et était mortellement blessé. Pour le bicentenaire de cet acte d’héroïsme la ville de Nancy reconnaissante."

Depuis le 7 février 1867 cette porte édifiée en l'honneur de l'indépendance américaine porte le nom du lieutenant Désilles.

Hôtel des Isles de Cambernon. Aujourd'hui Bibliothèque Municipale de Saint-Malo sis rue André Désilles.

Nancy au commencement des combats du côté de la Porte de Stainville. Gravure de Baudoin frères, rue de Vaugirard à Paris.

Armes : d'argent, au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Rue Désilles

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