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Musée de cire Galerie Quic-en-Groigne

La galerie Quic-en-Groigne fut concue et créée par René Trotoux en 1947 après une étude réalisée en 1946. Ce dernier la dirigea jusqu'en 1980. Ensuite, la galerie fut dirigée par Pierre Briot. Le 25 mars 1986, par une convention d'occupation et d'exploitation, la commune de Saint-Malo, confia à la SARL I.G.K. (Institut Géographique Khanzadian) la gestion du Musée de Cire.

En 1997, au terme de la concession qui liait la ville à la SARL I.G.K., les locaux furent repris par la municipalité de Saint-Malo et le musée fut fermé puis il s'ensuivit un long procès entre la SARL I.G.K. et la commune de Saint-Malo.

Cette galerie était située dans la tour Quic-en-Groigne du Château de Saint-Malo. Elle mettait en scène, l'histoire de Saint-Malo, avec des tableaux comportant des personnages de cire.

La tour Quic-en-Groigne mesure 20 mètres de haut, a 22 mètres de diamètre et a des murs d'environ, 7 mètres d'épaisseur.

Elle fut achevée en 1505 par la Duchesse Anne, née à Nantes le 25 janvier 1477 et décédée à Blois le 09 janvier 1514, qui fit graver sur le parement vertical du côté de la ville, ses armes et l' inscription Quic-en-Groigne "Ainsi sera c'est mon plaisir".

Les révolutionnaires firent disparaître les armes et les inscriptions, gravées dans la muraille, en les piquant avec des marteaux. Il n’en reste, aujourd'hui aucune trace.

Jacques Cartier est-il le fils de Jamet, James ou Jacques Cartier et de Jeffeline Jansart ? Ceci n'est, à ce jour, pas établit et il naquit, semble t'il, à Rothéneuf le 31 décembre 1491, date généralement admise avant 1888, mais, selon Frédéric-Louis-Marie Joüon des Longrais, qui fait remarquer qu'en raison de l'absence des registres paroissiaux datés de 1472 à 1494 seuls des recoupements permettent de fixer la date de naissance approximativement entre le 07 juin et le 23 décembre 1491.

Ce hardi découvreur du XVI ème siècle proposa à Philippe Chabot, Amiral de France d'aller explorer les côtes de l'Amérique septentrionale, désignées alors sous le nom de Terres-Neuves.

François 1er accepta et chargea Jacques Cartier d'organiser et de diriger ces explorations. Ainsi, le 20 avril 1534, Messire Charles de Mouy, sieur de la Meilleraye, Vice-amiral de France, venu à Saint-Malo afin de passer en revue les équipages, assista au départ de l'expédition.

Favorisé par les vents, les deux bâtiments de 60 tonneaux arrivèrent, le 10 mai, après vingt jours de mer en vue de la partie Est de l’île. A cet endroit, la banquise était trop importante pour approcher des côtes et Jacques Cartier fut obligé de pénétrer dans un port auquel il donna le nom de Sainte-Catherine.

Lorsque la mer fut libérée de la banquise, Jacques Cartier contourna l’île par le Nord et découvrit le continent d’Amérique puis entra dans le détroit de Belle-Isle, qu’il nomma golfe des Châteaux. En longeant la côte de Labrador, il accosta dans un port qu’il appela Saint-Servain et en prit possession en y plantant une croix. De là, il fit route au Sud et vint sur le cap D' Ouble qu' il laissa pour suivre la côte occidentale de Terre-Neuve jusqu' au large passage qui donne accès dans le golfe du Saint-Laurent, entre le cap Ray et le cap Breton.

Le mauvais temps l’obligea à détourner sa route vers l’Ouest et il vit le groupe des îles de la Madelaine, puis rencontra la côte occidentale du golfe Saint-Laurent qu’il visita pour mouiller le 30 juin dans le fleuve des Barques. De là, il explora une baie très profonde où, la température l’indisposa ce qui lui fit donner à cet endroit le nom de baie des Chaleurs.

Jacques Cartier rencontra les habitants des lieux et échangea des marchandises contre des pelleteries. Ces indiens répétaient souvent, dans leur dialecte, le mot Kannata qui, en iroquois veut dire "amas de cabanes" et se prononce canada. Jacques Cartier pensa que ce mot signifiait le nom du pays. Il appela donc cette contrée Canada.

René Trouin, sieur du Gué communément appelé Du Guay-Trouin, Lieutenant Général des armées navales du roi et commandeur de l'ordre de Saint-Louis, naquit à Saint-Malo le 10 Juin 1673.

Il est le quatrième enfant de Luc Trouin, sieur de la Barbinais et de Marguerite Boscher. Il fut ondoyé le jour de sa naissance et baptisé le 13 Août suivant. Peu après, il fut mis en nourrice au village du Gué près de la Barbinais.

René Trouin, s’embarqua comme volontaire à bord de la "Trinité" le 16 décembre 1690. Lors de la prise du "François Samuel" et des "Sept Etoiles d Ecosse" il se conduisit avec tant de bravoure, sous les ordres de Legoux, que peu après ses dix huit ans et demi, on lui confia le "Danycan".

Durant ses séjours à Saint-Malo René Trouin faisait la fête. Le jeu, l'exercice et le beau sexe l’occupaient tour à tour.

Le 6 Juin 1692 le roi lui confia l' "Hermine" avec lequel il prit à l'entrée de la Manche cinq navires ennemis.

Le 12 Avril 1694 au commandement de la "Diligente" Duguay-Trouin fut serré contre la côte anglaise par six vaisseaux britanniques de l’escadre bleue de l' Amiral David Mitchel. La "Diligente" délabrée et ayant perdue la plupart de ses hommes, dut amener les couleurs. Le capitaine anglais, conscient de la bravoure du Malouin le fit conduire à Plymouth. Là l’amirauté anglaise ayant apprit que Trouin avait tiré sur son vaisseau le "Prince' Orange" après avoir arboré le pavillon anglais, le fit mettre dans une pièce grillagée.

Le 19 Juin 1694, Duguay-Trouin s' évadait d' Angleterre, de façon rocambolesque, en s' embarquant sur une chaloupe qu' il avait fait acheter à un capitaine Suédois ami dont le navire était ancré non loin de Plymouth. Il était accompagné du Lieutenant Nicolas Thomas, du chirurgien Lhermite, de Pierre Legendre et de son maître d’équipage. Il aborda la Bretagne près de Tréguier, puis regagna Saint-Malo.

En 1697 la paix de Ryswick suspendit la course et Duguay-Trouin passait, dans Saint-Malo, son temps à faire la cour au beau sexe. Il eut un duel avec un gentilhomme nommé Charles Cognetz qui l’avait "friponné" au jeu de cartes. Il comparurent tous les deux devant M de Vauborel, commandant la place, qui leur interdit, au nom du roi, toutes voies de faits.

En 1702, dès la reprise des hostilités de la guerre de succession d’Espagne il commanda entre autres la "Bellone" et la " Railleuse". Devenu officier de la Marine Royale Duguay-Trouin allait se battre sur toutes les mers, de Tripoli aux Açores, du Brésil jusqu' au Spitzberg.

Le 21 septembre 1711, Duguay-Trouin, réussit un exploit retentissant en se rendant maître de la ville de Rio de Janeiro dont les fortifications étaient considérées imprenables. En effet, la baie était battue par les feux croisés du fort de Sainte-Croix, et ceux du fort de Saint-Jean ainsi que de la Plage Vermeille. Une roche qui pointe au milieu de la passe oblige les navires à serrer les forts à portée de mousquets. La bataille durera 11 jours.

En 1736, sentant sa fin prochaine, il écrivit à Fleury pour qu’il veuille bien recommander sa famille aux bontés de Louis XIV. Il reçut une réponse où on lui promit qu’en cas de rappel à Dieu, sa famille ne serait pas abandonnée. Quelques temps plus tard, à l’âge de soixante trois ans il mourut avec piété.

Robert Surcouf naquit à Saint-Malo, le 12 décembre 1773 de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris et de Rose-Julienne Truchot descendante d’un frère de Pierre Porcon de la Barbinais, surnommé le "Régulus Malouin".

Dès l’âge de quinze ans et demi, Robert Surcouf s'embarque comme volontaire, le 3 Mars 1789 sur l' "Aurore" navire de 700 tonneaux, armé à Saint-Malo.

Onze ans plus tard, le 7 Octobre 1800 sur les brasses du Bengale, au commandement de la "Confiance" qui portait 18 canons, 160 Européens, 25 volontaires du bataillon de Bourbon et quelques domestiques formaient son équipage, Robert Surcouf rencontra le vaisseau le "Kent" qui avait, outre son équipage, celui de la Reine d’Angleterre de sorte que le nombre des combattants était de 437. Ce vaisseau portait 26 canons en batterie et 12 pièces de 9 sur ses gaillards.

La "Confiance" approcha le vaisseau anglais en faisant différentes évolutions et aborda l’ennemi. La résistance fut opiniâtre, mais la victoire resta aux Français.

Robert Surcouf, revenu à Saint-Malo en 1809, se livra ensuite avec ardeur à des armements en course contre les Anglais qu’il détestait : " l ' Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l’Edouard, l’Espadon, le Ville-de-Caen, l’Adolphe et le Renard ", sillonnèrent les mers d’Europe et portèrent le trouble dans le commerce britannique, en capturant un grand nombre de ses vaisseaux marchands.

En 1814 lorsque la paix se fit, Surcouf était colonel de la garde nationale de l’arrondissement de Saint-Malo.

Le 1er Avril 1815, la France changea de nouveau son drapeau et partout on reconnaissait Napoléon pour souverain. Le colonel Surcouf devint chef de légion. Les événements se succédèrent, Waterloo eut lieu, et Surcouf, après avoir maintenu l’ordre et le bon esprit parmi ses concitoyens, se demie de ses fonctions.

En 1827, au milieu de ses préoccupations d’armements, une indisposition lui donna le pressentiment de sa fin. Le 8 juillet, dans son Manoir de Riancourt, il expire. On lui fit les cérémonies des funérailles dans le temple même où les onctions du baptême lui avaient été octroyées à 55 ans d’intervalle.

Le Manoir de Riancourt était située à Saint-Servan. Il avait la forme d'un quadrilatère constitué d'un unique rez-de-chaussée surmonté de mansardes. Le domaine de Riancourt qui était clos de murs avait quasiment la même superficie que l'Intra-Muros de Saint-Malo et ses dépendances telles sa Chapelle, son Temple Grec jouxtaient dans le parc une pièce d'eau et un petit bois. Cette propriété fut, durant la nuit du 25 au 26 novembre 1924, pratiquement détruite par un incendie causé, semble t-il, par un poêle à pétrole. Le manoir a, par la suite en 1944, pendant les bombardements de Saint-Malo, entièrement été détruit.

Aujourd'hui, ne subsiste à l'angle de la rue de Riancourt et du boulevard de l’Aurore que les piliers en pierres de l'une des entrées du domaine. En novembre 1994, l'association des descendants de Robert Surcouf y apposa une plaque commémorative.

François-René de Chateaubriand a vu le jour le 4 septembre 1768 au numéro 3 de la rue des Juifs, aujourd'hui rue Chateaubriand, dans ce qui était l’hôtel de la Gicquelais.

Ce grand écrivain à notamment écrit les Mémoires d’outre tombe.

J’ai commencé à écrire ces mémoires à la Vallée aux Loups le 4 octobre 1811; j’achève de les relire en les corrigeant à Paris ce 25 septembre 1841.

L’ouvrage inspiré par mes cendres et destiné à mes cendres subsistera-t-il après moi ? Il est possible que mon travail soit mauvais; il est possible qu’en voyant le jour ces mémoires s'effacent : du moins les choses que je me serais racontées auront servi à tromper l’ennui de ces dernières heures dont personne ne veut et dont on ne sait que faire.

Le 2 juillet 1848, à deux heures, Chateaubriand reçut l’extrême onction des mains de l' abbé Deguerry, curé de Saint-Eustache, prédicateur célèbre dans tout Paris. Après les derniers sacrements, il ne prononça plus une seule parole. Madame Juliette Récamier, l’amie fidèle, le veilla jusqu' au dernier soupir qu’il rendit le 4 Juillet, peu après huit heures du matin. Elle lui coupa des mèches de cheveux et déposa sur son coeur quelques branches de verveine, la fleur préférée de René.

François Joseph Victor Broussais fut un médecin. Il est né à Saint-Malo en 1772 et décédé à Paris en 1838. Il a été l'élève de Bichat et de Pinel.

Il débuta sa carrière de médecin aux armées puis, fit en cette qualité toutes les campagnes de la République et de l'Empire.

Rentré en France en 1814, il fut nommé médecin ordinaire, puis médecin en chef du Val de Grâce.

Déjà en 1808 il avait publié une Histoire des phlegmasies chroniques, dans laquelle il combattait le système médical alors universellement adopté : en 1817, il fit paraître son Examen des doctrines médicales, ouvrage où il critiquait vivement les doctrines reçues et qui opéra une révolution dans l'école.

Il le fit bientôt suivre des Annales de la médecine physiologique, revue périodique, du Traité de Physiologie pathologique, 1825, et du Traité sur l'irritation et la folie, 1828.

Après 1830, Victor Broussais fut nommé professeur de pathologie à la Faculté de médecine et inspecteur du service de santé; il devint membre de l'Académie des sciences morales et politiques lors de son rétablissement (1832).

Victor Broussais expliquait tous les phénomènes pathologiques par l'irritation et l'inflammation des tissus, surtout de ceux du canal intestinal, et préconisait le traitement antiphlogistique; mais on l'accusé d'avoir professé un système exclusif et d'avoir abusé de la saignée.

Dans ses dernières années, il adopta les opinions du Dr Gall et les défendit avec la même chaleur qu'il avait mise à défendre son propre système.

Il fut, en outre, un des plus ardents adversaires des doctrines psychologiques et spiritualistes. Un monument lui a été érigé en 1841 au Val de Grâce.

Félicité-Robert de Lamennais est né à Saint-Malo le 19 Juin 1782 dans l'immeuble de la rue Saint-Vincent que ses parents louaient à Guillaume Eon. Il est le cinquième enfant de Pierre-Louis Robert de Lamennais et de Gratienne Lorin de la Brousse.

Il reçoit la tonsure le 16 Mars 1809, première étape de sa marche hésitante vers la prêtrise.

En 1817, il termine le premier volume de "l'Essai sur l'indifférence en matière de religion" qui, dès 1819 est traduit en allemand, en anglais, en hollandais, et en italien. Le second volume parait en Juillet 1820 avec cette fois le nom de l'auteur.

En 1848, il est élu Député à l' Assemblée Constituante et l'année suivante à l'Assemblée Législative. Le décès de Chateaubriand en juillet 1848 l'affecte au plus haut point et d'année en année ses forces vont le quitter ce qui l'obligera à s'aliter le 16 janvier 1854. Auparavant, il rédige son testament et fait de la veuve d' Elie Kertanguy, sa nièce, sa légatrice universelle.

Il désigne Auguste Barbet et Adrien Benoît-Champy comme exécuteurs testamentaires.

Dans un ultime courrier qu'il leur confie, il écrit "Je veux être enterré au milieu des pauvres et comme le sont les pauvres. On ne mettra rien sur ma fosse, pas même une simple pierre. Mon corps sera porté directement au cimetière sans être présenté à aucune église." La rupture est définitive et malgré les pressions il refuse de voir un prêtre et décède au matin du lundi 27 Février 1854.

Jean-Marie de la Mennais est un prêtre né à Saint-Malo le 8 septembre 1780 et décédé à Ploërmel le 26 décembre 1860.

Il était le fils d'un armateur et est le frère aîné de Félicité Robert de Lamennais.

Pendant la Révolution française, il vient en aide aux prêtres qui refusent de prêter serment à la République.

Il fut ordonné prêtre le 25 février 1804 à Rennes puis, devient vicaire et professeur à Saint-Malo pendant plusieurs années.

Très vite, il est convaincu que l'éducation a un rôle à jouer dans la lutte contre la déliquance alors, en 1817, il décide de former quelques instituteurs.

Sa rencontre avec l'abbé Gabriel Deshayes à Auray la même année est déterminante. Aussi, le 6 juin 1819, ils fondent ensemble la congrégation des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel.

Entre temps, il devient Vicaire général de St-Brieuc de 1815 à 1820, et participe activement à la vie chrétienne de son diocèse en soutenant les monastères, en réformant les séminaires et en animant des missions populaires.

En novembre 1819, Jean-Marie de la Mennais est nommé vicaire général de la Grande Aumônerie à Paris. Puis, le 16 novembre 1824, il s'installe à Ploërmel dans un ancien couvent des Ursulines.

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