René
Duguay-Trouin |
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Le 19 Juin 1694, Duguay-Trouin s' évadait d' angleterre, de façon rocambolesque, en s' embarquant sur une chaloupe qu' il avait fait acheter à un capitaine Suédois ami dont le navire était ancré non loin de Plymouth. Il était accompagné du Lieutenant Nicolas Thomas, du chirurgien Lhermite, de Pierre Legendre et de son maître d' équipage. Il aborda la Bretagne près de Tréguier, puis regagna Saint-Malo. En 1697 la paix de Ryswick suspendit la course et Duguay-Trouin passait, dans Saint-Malo, son temps à faire la cour au beau sexe. Il eut un duel avec un gentlhomme nommé Charles Cognetz qui l' avait "friponné" au jeu de cartes. Il comparurent tous les deux devant M de Vauborel, commandant la place, qui leur interdit, au nom du roi, toutes voies de faits. En 1702, dès la reprise des hostilités de la guerre de succéssion d' Espagne il commanda entre autres la "Bellone" et la " Railleuse". Devenu officier de la Marine Royale Duguay-Trouin allait se battre sur toutes les mers, de Tripoli aux Açores, du Brésil jusqu' au Spitzberg. Le 21 septembre 1711, Duguay-Trouin, réussit un exploit retentissant en se rendant maître de la ville de Rio-de-Janeiro dont les fortifications étaient considérées imprenables. En effet, la baie était battue par les feux croisés du fort de Sainte-Croix, et ceux du fort de Saint-Jean ainsi que de la Plage Vermeille. Une roche qui pointe au milieu de la passe oblige les navires à serrer les forts à portée de mousquets. La bataille durera 11 jours. En 1736, sentant sa fin prochaine, il écrivit à Fleury pour qu' il veuille bien recommander sa famille aux bontés de Louis XIV. Il reçut une réponse où on lui promit qu' en cas de rappel à Dieu, sa famille ne serait pas abandonnée. Quelques temps plus tard, à l' âge de soixante trois ans il mourut avec piété. |
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